11/10/2008

Festival Shadows- Cinéma chinois indépendant


Je fais une pub G2G, gratuit-gratuit.

Les lecteurs parisiens et les lecteurs de passage à Paris, profitez-en pour aller au Festival Shadows et découvrir les documentaires chinois, souvent des thèmes engagés, rarement projetés à l’international et jamais projetés publiquement en Chine ! Et notamment à relever les oeuvres de deux réaliateurs, Mme Ai Xiao Ming et M. Hu Jie.

Vous trouverez les renseignements sur la programmation et la présentation des films projetés ICI (cliquez sur le "Dossier de presse")


***

En début de la semaine, je me balade dans la rue et je lis sur l’écran d’annonce de la Mairie de Paris. Je lis l’info sur le festival et je suis devenue ravie. Vous le comprenez, il n’y a vraiment pas beaucoup d’événements sur le cinéma chinois, me semble-il. (les festivaux internationaux du cinéma ne comptent pas). Alors à découvrir absolument celui-là.

En rentrant je prépare une lettre pour le bénévolat. Le lendemain, c’est un peu de la chance, je suis devenue la dernière bénévole pour l’événement. Je peux dire déjà qu’on n'apprendra pas autant de choses dans les missions à accomplir, toutes assez fondamentales, que dans la participation même du festival et surtout dans les rencontres qui sont très très enrichissants. A suivre !

Chasse aux métiers(ii)

J’ai répondu à quelques annonces en RH, écrivant quelques lettres de motivation qui me prennent la tête, sans espoir aucun pour la suite. J’ai eu deux trois appels, ce qui est déjà hors d’attente. Puis, lors de la Foire pour l’Emploi à Paris, dont beaucoup de postes dans la commerce et dans le mécanisme, l’artisanat, j’ai postulé 4-5 candidatures pour l’assistante directeur RH. J’y suis allée plutôt pour faire le tourisme disons sociologique que pour trouver un emploi. Pour maintenir un entretien-éclair, il faudrait savoir se vendre et montrer le dynamisme, la confiance, l’espoir, malgré l'incertitude intérieure. « Je voudrais m’orienter vers les RH, et plus précisément le recrutement ». En disant ceci je ne me crois pas mentir, car c’est bien une possibilité, hormis le métier culturel, d’étudier les gens marqués par les compétences différentes. Je suis convaincue qu’il faut une certaine sensiblité et intuitivité pour faire cela.

Une fois, quand je sens qu’il n’y a aucune possiblité que mon interlocuteur relise mon CV, j’ai fait un peu les interrogations-suicide à ce pauvre monsieur sur les différents métiers de RH, de communication, de l’assistanat administratif. Il a fini par dire : « vous ne donc savez pas ce que vous allez faire ? » Bingo monsieur, vous avez bien compris mon angoisse, et merci pour les renseignements.

Je me rappelle d’un dialogue très agréable avec une représentante au stand d’un cabinet de RH international :

--J’ai suivi les études du Master Erasmus Mundus, dans 3 pays européens.. [...] et St Andrews en Ecosse.

--Ah, St Andrews !

--Mais vous le connaissez ?

--Eh oui, c’est sublime ! ...Vous parlez anglais aussi ?

--Oui, j’assiste en général les cours dans la langue locale.

--Comment est votre anglais ?

--Urh...comme mon français.

--Votre français est bon !

--Urh...oui Madame. [...] Comme votre cabinet est à l’échelle internationale et que cela correspond bien à mon profil et à mes expériences, je désire [...].

--En effet, votre profil est très intéressant pour nous. [...] Comme les postes en RH et recrutement sont pleins, ce que je pourrais vous proposer comme possibilité c’est de travailler dans l’une de nos antennes comme assitante-directeur aide d’emploi, c’est-à-dire de distribuer les emplois à des chômeurs...

(--Waouh...Redistribuer les chômeurs dans les différents emplois ? Intéressant comme un travail dans le bureau d’immigration ! Ca fait découvrir le bas-monde en France !) Eh oui ça m’intéresse !

--Vous êtes mobile en France?

--Bien sûr !

Je sais qu’il y aurais très peu de chance que je sois retenue pour ce poste, mais déjà ce genre de dialogue est encourageant, c’est d’ailleurs la permière personne qui jusque là reconnaît ce diplôme trop général et peu « utile » aux yeux professionnalisés.

Avec ces détours, la décision est donc prise ? Presque, je dirais, car je me connais bien(quelle prétention !), moi qui changerais l’idée à tout moment et dans tous les sens. Il serait mieux de m’accrocher sur la culture, que ce soit en France ou en Chine : le cinéma, la coordination événementielle, ou l’édition, qui sait. On me dira : mais si t’auras un poste dans d’autres domaines qui te permettra de rester en France ?

Hé bien, attendons au moins qu’un entretien tombe devant moi avant que les choses ne s’avancent pour que j’apprenne à faire le choix !

Paris vous m’aimez ?

Chasse aux métiers

Combiens de billets que j’ai manqué ? Depuis mon arrivée à Paris, je n’arrive pas à trouver de bon moments pour écrire. Soit il fait trop de bruits dans l’appartement d’une ancienne camarade de classe qui m’a très gentillement hébergée, soit je me trouve angoissée par la chasse aux métiers.

J’avoue qu’il m’est encore assez difficile de sortir complètement de mon statut étudiant-chercheur pour devenir une bonne « professionnelle ». En me renseignant à gauche et à droite sur les métiers, je m’égare momentanément sur les questions purement intellectuelles et idéologiques, je me laisse fasciner par tels ou tels romans(ah mais comment se fait-il que Echnoz a publié tellement de romans en peu de temps ? Ou bien je me suis enfermée pendant trop longtemps ?), par tels ou tels prix littéraires qui me poussent automatiquement au lancement de la lecture des critiques(Humm, Jean-Marie le Clézio, n’est-ce pas séduisant, le clivage, le doublement et le dédoublement de soi, le trouble identitaire, les moqueries sur l’administration de l’état civil ? Etc, etc, etc.).

Il y en a bien qui me disent, pourquoi pas un doctorat direct, vue ta situation délicate pour trouver un boulot en France ? De faire un doctorat, à priori à Paris, me permettra de prendre du temps pour découvrir le milieu culturel auquel je veux rentrer, il est vrai, mais je préfère attendre un peu pour préciser mon sujet de recherche en évitant l’égarement, pour déouvrir la moi sociale qui se diffère forcément de celle qui est soit hyper-mobile(donc trans-sociale), soit hyper-sédentaire(plutôt a-sociale). Pour trouver ce qui me plaît vraiment aussi, dans plusieurs possibilités de travail, pour continuer à vivre et à m’épuiser.

« T’aurais pu t’inscrire pour un autre master, n’est-ce pas ce que tu veux aussi ? » me dit-on. Oui, j’aurais bien aimé, sincèrement, cela me ferait largement du bien si je pouvais me « spécialiser » encore un peu. Mais ! Mais que puis-je faire si ce n'est plus la saison d'inscription? Maintenant que j’ai le visa d’étudiant jusqu’en fin novembre, ce qui est encore une chance grâce à l’Ambassade de France à Edimbourg, je me contente de ces deux mois de plus du séjour. Et si la vie s’est mise hors du rail, s’est dramatisée, tant pis, on s’improvisera, et il est bon d’apprendre à s’en amuser.

Après une première semaine de recherche, j’ai compris qu’il n’y a vraiment pas beaucoup d’opportunité en France pour une jeune diplômée étrangère, en sciences humaines et sans stage. Au bout de la deuxième semaine, j’ai perdu gravement l’idée du métier sur lequel je vais tenter mes chances : les métiers culturels, les plus séduisants, ont peu d’offres, sans parler des problèmes du financement des associations indépendantes. Alors pourquoi pas la communication, sinon les ressources humaines, ou encore l’administration, qui aidera à découvrir un peu le système social ?

Je me laisse entendre parler. Il y en a qui disent qu’il faut vraiement accrocher sur un secteur/domaine pour le 1er emploi parce qu’il sera difficile de se réorienter sans les argumentaires suffisants ; il y en a qui me conseillent vivement d’essayer de rester en France et de vivre davantage les expériences professionnelle et personnelle, quel que soit le métier. Il y a aussi quelques amis chinois qui disent : Comment ? assistante ? secrétaire de direction ? Ca te mérite pas ! Mais c'est d'exagérer un peu. C'est quoi déjà le mérite ? A chaque poste il y a des choses à découvrir et des qualités à développer, non ? C’est en ce moment-là que je rends compte du cap mental qui aurait existé entre ceux qui pensent en hiérarchie professionnelle et sociale et moi qui aimerais essayer les postes de base qui rentrent en contact avec les gens de toutes sortes. L’amour du métier, hélas, l’amour du métier.

On me dit, if you really like it, head for it. Je ne sais si j’ai encore ma tête avec moi, mais en effet, c’est ce qu’il faut. Go. Go a head.

02/10/2008

Barcelone mérite un détour, ou plusieurs

Quand je disais aux amis Mundus il y a 10 jours que je ne me suis jamais rendue à Barcelone, ils me craient : « Mais non Delphine, qu’est-ce que t’as fait à Perpignan ? » Eh oui, qu’est-ce que je fais de beau à Perpi ? Je dors, je mange. J’écris, je lis. Je stresse, je déstresse. Je me baigne dans la mer, je me promène au centre-ville. Je découvre les concerts du festival, je vais voir les pièces de théâtre, je profite de ce Perpi d’été que je n’ai jamais connu auparavant.

Mais Barcelones semble être incontournable. Et l’Espagne me séduit. C’est alors décidé. Je remets le mémoire et je réserve les billets et l’hostel et je pars.

La visite des villes modernes me semble assez délicatee, ce qui n’est pas comme un voyage en pleine nature où l’on peut se jeter entièrement dans la montagne, dans les eaux ou dans les forêts. Il faudrait parfois privilégier le paysage urbain, parfois la causerie avec les gens, ou encore les héritages immatériels. Barcelone est le dernier cas pour moi.

Cette ville me déçoit au début. Plus catalane qu’espagnole, plus mondernisée que traditionnelle. Encore une fois, je pense à Shanghai, à Liverpool aussi, à Dublin, à Marseille. Les villes modernes se ressemblent plus ou moins au niveau de l’urbanisme, sauf que les coins d’attirance de certaines villes peuvent être parcourus à pieds, ce qui est le cas pour Barcelone. Les Rumblas, ça ressemble pas à la rue de Nankin ? Sauf qu’il y a les statues vivantes dans la rue. Le marché couvert de Boqueria n’est pas tellement différent que celui en bas de chez moi à Shanghai, sauf qu’il y a des fruits tropicaux qui sont toujours alléchants. Quant au quartier gothique, vraiment, je préfère les ruelles italiennes de la Renaissance, sauf que, oui, je me souviendrai du chant de Flamenco de l’homme à la guitare, de cette fluidité de mélancolie qui résonne entre les murs.

Les gourmandises ? le tapas, j’ai l’idée même que je pourrais le faire moi-même. Le Paëlla, j’en trouve de bons au marché de dimanche à Perpignan. Les piquants, non, ils ne me plaisent pas. Alors à quoi bon le voyage ? A quoi bon ?

A ceci que les découvertes architecturales m’émerveillent, encore plus que celles des oeuvres de Picasso. Gaudi, quel miracle, Gaudi. Avant de contempler longuement les sculptures de la façade de la Sagrada Famillia, je ne savais pas que les statues catholiques pourraient être renouvelées d’une telle manière : non pas les figures humaines de la Renaissance qui représentent les histoires de la Bible, mais les statues cubistes et imaginaires. A la Nativité que Gaudi a réalisé de son vivant, j’ai préféré la Passion : les yeux enfoncés, plus trois traits sur le front simplement, on ressent la souffrance (et peut-être la pitié) du Christ, de même que celle de Gaudi, alors tourmenté par la mort.

C’est à la Pedrera que j’ai compris, avec les explications audio et multimédia très détaillées, que les matériaux de construction pourraient être aussi bien associés avec les éléments de la Nature. C’est onirique en un mot, cette sorte de conception architecturale, et luxueux aussi. Combien de temps et d’énergie qu’il faut y mettre pour de telles édifices, dont les façades colorées comme des fleurs, avec une grande terrasse ondoyante et les cheminées dont la forme s’inspirent du maïs ? je ne dirais même pas que ce soit une construction de l’habitation humaine, non ; ce serait la réalisation d’un rêve médiéval et féerique de l’homme déplacé de la forêt.

Et pour moi, c’est ça Barcelona.

29/09/2008

Mémoire-fin(C1 C2 C3 Annexe)

Vous trouverez ci-dessous le chapitre 1, 2, 3 et les annexes de mon travail pour le Master Mundus. Je m'excuse par avance du format-web non conformé de la mise en page du format Word avec lequel j'ai remis mon travail...


(Tous droits réservés de l'auteur)

Mémoire-fin (Chap 1, 2)
Mémoire-fin (Chap 3, Biblio, Annexe)

Fin fin fin

C'est marrant. Ma directrice pense déjà pour mon doctorat et veut décidément que mon travail soit le plus parfait possible. Alors correction prévenue pour plus tard car elle est trop occupée en ce moment. J'ai corrigé moi-même tant bien que mal pour remettre administrativent mon mémoire, et je ne tardrai pas de le déposer dans cet espace. J'attends d'éventuels commentaires, proposition de correction, etc(!!) car je ne suis pas sûre de ce que j'ai écris, bien que j'en suis très contente car comme dit ma directrice, c'est un cap franchi. (je m'exprimerai plus tard)

Départ définif de Perpignan demain. Séjour prolongé pendant 2 mois en France pour éventuellement trouver un travail. Je trouverai du temps pour continuer l'écriture.

22/09/2008

C'est fini et ça ne finira jamais

Ca y est. Trois mois de silence, d'angoisse, de démoralisation, d'auto-encouragement, de lecture des livres des films et des images, de blocage des idées, de déluge des idées, d'inspiration, d'écrire pour écrire. De dé-lire, de dépassement du délire, de peur, de peur de Duras et de moi-même, d'allégresse, du gai savoir. De détour, de retour, avant que tout s'évolue en se répétant.

Pour ce mémoire de fin d'études de 60 pages, j'ai écrit presque 100 pages. C'est de la folie, et il y a des moments, ce qu'on écrit nous échappe, nous déborde par fois, pour devenir un auto-oracle, un miroir; ou bien, des textes qui contiennent plein de sens que nous n'avions pas connu.

India Song. Je ne savais pas qu'il n'y avait pas que des histoires d'amour. "Le Vice-Consul est un roman politique, disait Duras". Croyez ou pas? Et India Song, en plus. Je ne sais pas si j'ai trop interprété cette oeuvre, j'ai l'impression que j'ai fait un paranoia-critique, pour dé-couvrir et pour a-percevoir sa valeur universelle et pour en développer un peu à ma façon. Mon titre:

La poétique d'India Song,
ou la composition d'un cosmos polymorphe
Mémoire-fin. A y revenir.