09/01/2011

Cet air qui fume


Oeuvres photographiques d'une femme artiste



03/01/2011

La boule de maltose à remuer

La boule de maltose à remuer, appelée "gô gô dans" en shanghaien, fait partie de nos souvenirs de l'école élémentaire.

C'était une Delphine trop gourmande, avec une copine ou toute seule, qui se faufila dans une petite allée en rentrant de l'école à pied. On ne vit rien d'un seul coup d'oeil, mais à un moment donné, une boutique minutieuse se découvra- ou même pas, lorsque la porte était à moitié fermée, mais rien n'étant dérangeant puisque l'on connaissait par coeur l'endroit- on se communiquait dans la salle de classe pour trouver les "bons points" où se trouvaint les bonnes petites choses pour "remplir les écarts entre les dents des enfants".

La boule de maltose, de plusieurs couleurs- c'est-à-dire de saveurs- à choix, dans de petites boîtes rectangulaires en aluminium, autrefois pour contenir un repas d'économie "à remporter". On choisissait deux à trois saveurs: rouge, orange, violet foncé. La gentille mémé irait en prendre les doses choisies avec deux "baguettes-doigt" en bois et faire quelques premières tours pour former une boule entière : tenez. Ne les laissez surtout pas tomber! Alors on a de quoi à s'en occuper en continuant la route. Le schoolbag sur l'épaule, les vrais bols de repas suspendus sur un des bras, on utilisait les deux mains pour tourner la boule, et on savait que la couleur changerait et que le sucre deviendrait plus "mâchable" dans la bouche. C'était un jeu doux, délicieux et appétissant. Surtout appétissant.

Aujoud'hui on en a retrouvé, dans la très connue rue de gourmandise Qibao, commune ancienne de Shanghai. On a vu avant tout l'enseigne, et ça allume tout de suite le coeur et on s'est précipité pour s'en offrir une. "Tenez." C'est très prustien. Dès lors on est très occupé car on a encore quelqules doufus parfumés (ou plus exactement traduit comme "le doufu qui sent", fameux équivalent du fromage bleu) à finir et l'estomac doit encore se réserver la place pour au moins quelques bouchées de soupe à "sang de canard" (le rouge sur la photo, équivalent du boudin, cela n'est point décevant).

Il faut remuer jusqu'à ce que la couleur devienne plus blanc, que s'acquière ainsi une saveur meilleure. On se patiente pour ce dessert: eh bien, on a donc un dessert.

Mais, cette boule de maltose une fois léchée, je me suis dite que bon, les choses sont difficiles à retrouver, quand même! C'est trop mou, trop "fondu", voilà ce que je peux en dire. En faisant de tels commentaires on est content malgré tout comme de petits gosses.



Les vraies boules de maltose à remuer (gô gô dans) peuvent être vues ICI.

27/12/2010

L'art du pot au feu



Cela fait longtemps que l'on n'a pas mangé le pot au feu à la maison. On a eu l'idée d'abord parce qu'il fait froid, ensuite parce que cela fait penser aux jours anciens et que l'on est souvent content de savourer la nostalgie. Enfin, et si ce "parce que" se tient, c'est parce que le prix des légumes et des fruits (et de bien d'autres choses) augmente considérablement à Shanghai, qu'ainsi serait-il raisonnable de varier et économiser pour faire l'économie dans cette fameuse ville devenant centre financier du monde.

La table joliment mise, j'aperçois que c'est bien un art grand et fondamental qu'est le pot au feu chinois. C'est l'étalage des différences et le mélange managé et maintenu respectivement (ce qui est plus souhaitable pour mon cas), avec une mesure appropriée de l'ordre et du temps du baignoire. Le mieux serait qu'on arrive à la fin d'avoir une soupe (au sens propre) délicieuse (en chinois on dit 鲜XIAN, "poisson" à gauche et "mouton" à droite, imaginez donc...), avec une saveur exquise de la viande...Mais j'avoue que ce pot au feu-là n'a pas été aussi bon que ce qu'on a pris au restaurant de pot au feu. Il y est question de l'assaisonnement.

Shanghai blanchie


Il a neigé plusieurs fois à Shanghai jusque là ce qui est bien réjouissant.

De la façon dont me regarda la ayi le jour où j'enlevai ma doudoune lorsque j'étais à l'intérieur mais que j'avais l'air froid, j'ai tiré la conclusion qu'il serait bien que les gens dans le sud de Chine reprennent l'habitude de garder la veste chaude même s'il y a la climatisation (et on pourra ainsi prendre 26°C au lieu de 30°C). C'est en vérité une idée écologique car dans le sud où il fait humide et que la température tombe moins bas, on n'utilise pas le chauffage central mais le climatiseur. Celui-ci réchauffe moins, ce qui est ennuyeux, et puis l'électricité coûte cher enfin!

21/12/2010

L'hiver, ou la patate douce


L'hiver, ou la patate douce

28/11/2010

Avez-vous peur des rats


Il se trouve qu'il y a des rats dans l'appartement, et cela même après que j'ai fait plusieurs week-end de suite le nettoyage dans l'espace public : une fois la limite dépassée, je suis obligée d'être obsédée par l'idée de la propreté et continue une fois par semaine ce volontariat aussi bête qu'utile.


J'en avais entendu parlé, au début, mais comme je n'avais pas vu un rat par moi-même, je n'avais pas pris pour sérieux et trouvais l'histoire incroyable. On dit que le soir il y a le bruit des rats qui rongent, pourtant cela m'est jamais arrivé. Mais un soir qu'un rat, un gros rat sauta d'un seul coup et disparut sous la machine à laver lorsque je retournai allumer prendre quelquechose dans la cuisine, gravement éffrayée je me dis tout de suite qu'il me fallut déménager au plus vite.


Je sais que la logique n'est pas bonne, quoi, je vais laisser la place aux rats ? Cette chambre plutôt agréable bien que la location a été augmentée à cause de l'Expo(en plus, j'ai payé mes trois mois de location il n'y a pas longtemps), ces fenêtres devant lesquelles je me réjouis chaque matin, récemment, le grand soleil et sa chaleur parfumée, et les placards qui me permettent de très bien ranger mes affaires (j'y ai mis toutes mes valises... comprenez)? Je me pose la question car comme j'ai commencé déjà la recherche d'appartements dans les quartiers qui ne sont pas loins de là où je travaille maintenant, je m'aperçois que la chambre que j'ai pour le moment est vraiment très satisfaisante selon le prix que je puisse supporter. Et c'est pour cela que j'ai traîné.


Mais là... il y a une semaine, la fille qui habite en face de chez moi sortit de sa chambre un rat mort. Cela l'a enfin mobilisée, et a mobilisé les deux jeunes amoureux de la chambre à l'entrée, pour nettoyer, à onze heures moins le quart le soir, tous les coins de la petite salle, de la cuisine et de la salle de bain. Et pour mettre une plaque qui colle le rat dans la salle, une cage à rats dans la cuisine- mais sans amorce. Moi, je n'ai pas osé y mettre. Le résultat n'apparaît que ce matin. Une petite souris est collé sur la plaque. Le jeune garçon l'a nettoyée. Merci beaucoup.


Les rats, pour moi c'est de l'horreur. Les cafards, c'est moins grave, je peux en frapper en me serrant les dents. Mais les rats... cela fait plus de quinze ans que je n'ai pas vu de rats, et puis je n'imagine pas être capable de les tuer. Cela me dégoûte de les voir morts, donne envie de vomir... d'autant que je souffre actuellement d'un dégoût constant qui vient de l'estomac : pas d'appétit, peur du froid, la fièvre et la tête qui me tourne, c'est quoi cette maladie ? En plus, j'ai attrapé plusieurs fois la grippe ou la rhume cet automne, ce qui n'est pas mon cas habituel. C'est peut-être le changement du rythme de travail et de vie : comme je travaille maintenant dans une galerie, il m'arrive que j'ai souvent bien des temps libres qui me poussent à trouver de quoi m'en occuper. Ca c'est bien drôle... Mais qu'est-ce que je raconte là ?



Libellés: in Fabula, la Chineuse chine

19/11/2010

Réflexion sur l'incendie


Cet incendie, ce grave accident de la sécurité sociale a effaré toute Shanghai. Un bâtiment d'habitation de 28 étages a pris le feu lors des travaux et, en quelques heures, est devenu une ossature toute noir et désespérante qui a avalé plus de 50 personnes. On est surpris de découvrir qu'autour de nous, il y a tant de passages de sécurité qui sont bloqués par les substances inflammables, tant de gratte-ciel que ni les échelles de pompier ni l'hélicoptère ne peuvent atteindre, tant de gens qui ne savent utiliser un appareil extincteur, ne savent non plus, par exemple, que la salle de bain/toilettes n'est pas du tout un espace sûr pour se sauver d'un incendie.

Ce cas sérieux à étudier pour les autorités donne aussi beaucoup à réfléchir aux habitants de cette ville : imaginons. Imaginons qu'on habite le 25ième, on aperçoit tout d'un coup que l'on est entouré de fumées toxiques et il faut en quelques minutes traverser la flamme les fumées mais par où et vers où? Faut-il se préparer pour cela, et comment? Le téléphone mobile, ça fonctionne encore, mais que faire avec?

Alors profitons-en. Réfléchissons.