13/11/2009

Comment intituler ce billet, ou la découverte

 

Photo : Une mendiante écrit à la craie les textes qui portent un certain sens. Les pavés du trottoir sont devenus pour elle les carrés du cahier d'étudiant. J'ai trouvé beaux ses caractères.


 

 

Je n'ai pas eu le temps ni l'état mental pour finir le billet que j'ai commencé depuis samedi dernier, mais je pense que je dois d'abord mettre ce petit billet-ci en ligne.

 

Lorsque je prépare le texte sur La Loge- c'était le lundi 9 novembre, j'ai juste pensé au thème du temps, à un temps déplacé, décalé, à son rapport avec l'espace. J'ai voulu parler de la relativité qui se rend floue ou se dissipe. C'est tout ce que j'ai retenu quand je contemplais le tableau il y a plus de 8 jours. Et j'ai réfléchi sur la manière que je peux utiliser pour bien construire les lignes qui puissent dire ce qu'il y a dans ma tête et ce que j'ai vu, ou cru avoir vu. Ce n'est pas tâche facile car j'ai souvent besoin de tout un bloc de temps à y consacrer.

 

Par hasard, et je ne sais ce qui m'a pris, j'ai cherché sur Internet la chronologie de l'an 1908, l'année où Bonnard peint ce tableau, et j'ai trouvé une certaine conscience sur le droit pour les femmes, sur le statut social des femmes. J'ai remarqué ensuite que la notion espace-temps a été travaillée par Minkowski en cette année. Le texte sur Wiki que j'ai parcouru, et que je n'ai pas tout lu, m'a donné un frisson léger. Je suis aussi profonde que ça ? J'ai pourtant gardé la bonne raison qui dit, comme ce qu'on m'a précisé, qu'Internet n'est que l'accès vers un certain nombre de choses qui nous concernent et qu'il faut, en réalité, chercher dans les publications en papier. En écrivant et en traduisant ce que j'ai écrit, j'ai encore découvert des choses, quelque chose de visionnaire, disons-le, car la langue française, d'après ce que j'ai ressenti, est tellement iconographique, par rapport à la langue chinoise, proprement idéographique. Ca peut être l'une des raisons pour lesquelles les deux civilisations se font complémentarité, puisque leur rapport est comme celui de l'endroit-envers, du recto-verso ?

 

Le hasard, je crois, est d'un registre de magie. Autant dire les hasards, qui font l'Histoire et qui donnent sens à telle ou telle date. Sur ce, c'est la date qui détermine un évènement ou c'est un évènement qui détermine une date ? Je pose la question, parce que dernièrement, tout semble tomber pile-poil pour ressortir le sens des dates. Mais enfin, quels sens ?

 

Très vaguement j'ai ressenti que j'ai un peu peur de moi-même. A cause de l'aspect dit « visionnaire » si l'on veut. Il est clair que, d'ailleurs comme ce que j'avais dit, une fois les yeux ouverts, il est impossible qu'on retourne dans un état d'aveuglement grave. Les hasards pour moi, ce sont parfois juste quelque chose d'inconvénient, ou bien simplement une lacune. Et une lacune, ou encore une oubliette, une bêtise, peut faire merveille.

 

Cet après-midi, lorsque j'ai fait lire le texte, j'ai eu un A. Mon chef m'a signalé de signer, d'une façon toute naturelle que j'admire. A vrai dire, j'ai l'horreur du mot « signe » et j'ai l'impression qu'il trouble un peu les gens de cette société chinoise en période de « pensée libéralisant», et parfois l'on peine à creuser le sens d'une expression toute simple. J'interprète souvent gauchement des choses à cause de mes préoccupations sémiotiques plutôt que sémiologiques, et je pense que c'est ainsi qu'une personne méditative peut se glisser vers un paranoïa-critique, tout confondre, et ressortir quelque chose qui vient de nulle part, décalée, déplacée, déménagée.

 

J'ai effectivement pensé au problème de la signature des textes. Précisons que ce sont avant tout les textes de com, qui sont conventionnellement sans signature, si j'ai bien compris. J'ai trouvé sympa et drôle, cet état de l'incognito. Et puis lorsque le nom se cache, le style parfois fait sentir et identifie un petit peu. Ou encore rien ne s'identifie réellement. J'ai été heureuse d'avoir eu ce retour et je n'ai pas pu cacher ma joie. J'aime vraiment ce texte même s'il n'est pas parfait, il sort du fond de moi les bribes de mots qui demeurent les clés de quelques-unes de mes préoccupations.

 

Mais comment signer sur un billet PF mis en ligne ? Là j'ai encore bien hésité, histoire du nom. D'instinct, j'ai signé Del phine. Comprenez, je vois ça un réflexe avant tout linguistique. Toutefois je connais le pouvoir de google et trouve terrible que l'adresse de ce blog comble les premières pages. J'étais sur le point de le changer en DZ (c'est ma nouvelle étiquette), mais j'ai tenu compte de quelque chose d'encore plus terrible à cause de ma fanfarerie assez récurrente. Et puis, j'ai découvert…j'ai complètement oublié ça au fait…que ce site est bloqué en Chine ! Je dis Ecco e Brava. Je suis toute contente de lire les fenêtres sur lesquelles sont marquées Connexions interrompues, avec un point d'exclamation. Ca fait partie de l'art de la séduction (sujet d'un ouvrage qu'un prof m'a conseillé de lire) et ça crée le désir (sujet qu'un autre prof a travaillé). De plus, en ce moment même j'ai reçu un texto d'une amie qui dit : pas de souci pour le week-end prochain…bon courage pour ton taf et… ! Eh bien je suis cette indication hasardeuse et signe Del phine.  

 

Je voulais écrire les remerciements déjà. Je pensais à en écrire beaucoup plus tard, mais là, j'ai appris qu'il faut anticiper. J'anticipe donc. C'est pour moi vraiment de la chance, d'avoir ces chefs et grands chefs anciens et actuels, d'avoir ces profs (ou autant dire maîtres), au sens strict et large qui m'ont été et me sont importants, et je pense qu'ils le savent. Je suis reconnaissante de cet «allez demander… », d' « il faut développer… », de cet « alors», du « pour nous », du « jia you », de l'approbation, du soutien, de la formation de toute manière, de la confiance.

 

(texte élaboré le 11 nov)

 

 


 Non je n'ai rien oublié

by Charles Aznavour

Je n'aurais jamais cru qu'on se rencontrerait
Le hasard est curieux, il provoque les choses
Et le destin pressé un instant prend la pause
Non je n'ai rien oublié

Je souris malgré moi, rien qu'à te regarder
Si les mois, les années marquent souvent les êtres
Toi, tu n'as pas changé, la coiffure peut-être
Non je n'ai rien oublié

Marié, moi ? allons donc, je n'en ai nulle envie
J'aime ma liberté, et puis, de toi à moi
Je n'ai pas rencontré la femme de ma vie
Mais allons prendre un verre, et parle-moi de toi

Qu'as-tu fait de tes jours ? es-tu riche et comblée ?
Tu vis seule à Paris? mais alors ce mariage ?
Entre nous, tes parents ont dû crever de rage
Non je n'ai rien oublié

Qui m'aurait dit qu'un jour sans l'avoir provoqué
Le destin tout à coup nous mettrait face à face
Je croyais que tout meurt avec le temps qui passe
Non je n'ai rien oublié

Je ne sais trop que dire, ni par où commencer
Les souvenirs foisonnent, envahissent ma tête
Mon passé revient du fond de sa défaite
Non je n'ai rien oublié, rien oublié

A l'age où je portais mon cœur pour toute arme
Ton père ayant pour toi bien d'autres ambitions
A brisé notre amour et fait jaillir nos larmes
Pour un mari choisi sur sa situation

J'ai voulu te revoir mais tu étais cloîtrée
Je t'ai écrit cent fois, mais toujours sans réponse
Cela m'a pris longtemps avant que je renonce
Non je n'ai rien oublié

L'heure court et déjà le café va fermer
Viens je te raccompagne à travers les rues mortes
Comme au temps des baisers qu'on volait sous ta porte
Non je n'ai rien oublié

Chaque saison était notre saison d'aimer
Et nous ne redoutions ni l'hiver ni l'automne
C'est toujours le printemps quand nos vingt ans résonnent
Non je n'ai rien oublié, rien oublié

Cela m'a fait du bien de sentir ta présence
Je me sens différent, comme un peu plus léger
On a souvent besoin d'un bain d'adolescence
C'est doux de revenir aux sources du passé

Je voudrais, si tu veux, sans vouloir te forcer
Te revoir à nouveau, enfin... si c'est possible
Si tu en as envie, si tu es disponible
Si tu n'as rien oublié
Comme moi qui n'ai rien oublié




Libellés: La chineuse chine, En bribes, in Fabula


02/11/2009

Contexte, si!

 "Défense de mouvoir". Station de métro à Shanghai. Fête nationale.


Delphine a eu un moment un peu facheux le week-end dernier. Delphine a eu un peu honte, elle a traduit mal, s'est crue être obsédée par quelque chose de bien sombre.

Delphine découvre ce que c'est qu'une chose heurtante. Apprend à boire l'obstacle. A avaler son mot.

Delphine a été bourrée. De jolis mots, elle l'a finalement compris, peuvent quelques fois tromper.

Permettez-moi:

Together ou To gather??
"with" ou wiz?
Et puis, c'est donne quoi, re-liable??
Hummm, ma foi, it's a question!


(nb: si vous comprenez pas ce que je suis en train de dire, c'est très normal. J'ai besoin d'un petit instant de délire, encore que c'est un peu tardif, et c'est bon pour la santé.)




Libellé: La Chineuse chine, post-it, Chine est-ce Chine


01/11/2009

Première expérience de la réalisation

Une drôle d'installation de la rue lors de la Fête Nationale. C'aurait été une manifestation des gentils Cheng guan (les contrôleurs de la ville??) qui n'aiment pas trop leur travail.

Traduction des caractères chinois:
- sur la porte du chauffeur: Maintien de l'ordre du paysage de la rue du district Hongkou
- A côté sur le camion: marcher/rouler de manière civilisée, pédaler de manière civilisée garer de manière normale
- Sur la bande rouge: (pour) accueillir l'Expo Universelle (soyons) être civilisé défense du garage et de l'étalage en désordre




Tout commence tout par hasard. Tout continue à rouler comme par hasard.

J'ai eu cette occasion exceptionnelle d'expérimenter la réalisation audio-visuelle, et cela ne se fait pas que pendant une seule fois.

J'en suis crevée mais j'en suis tellement heureusement en même temps.

D'autant que tout ce processus et plein d'inattendus, d'où l'accomplissement de la composition des choses.

Voici une brève récap sur ce que nous avons eu pour ce premier tournage:

- première fois dans la rue de Nankin en fin de journée: Au début on a été pris pour les building salers. Bon sang. Puis tout se sont bien passé. En rentrant, non mais ça va pas, je bouge trop et ça tremble, les images. Alors on y reprend.
- deuxième fois dans la rue de Nankin un matin: cadrage, préparations, ok, camera! Deux secondes plus tard deux hommes sont entrés dans le cadre, dont un en uniforme de Cheng Guan, dit qu'il faut faire une demande (au Bureau de propriétaire de la rue) pour pouvoir tourner quoi que ce soit sur cette Rue. J'avoue que c'est un peu de notre faute, Léon était trop mignon ce jour-là et moi avait trop l'air étudiante en art visuel. il aurait fallu devenir plus cool et plus rapide.
- comment faire pour faire la réalisation? j'ai pensé au Pont Waibaidu, au fait, l'idée m'obsédait. Il était presque midi et on est allé vers là-bas avec un dernier espoir de la journée. Léon ne change plus dans un coin sans être vu mais il change devant le bâtiment du Consulat de la Russie entre deux voitures et en face de Astor Hotel. Pendant 2 secondes on était pris pour les terroristes mais le gardien qui nous a crié "qu'est-ce que vous foutez là?" nous a laissés faire en voyant notre rire. Léon c'est porte-bonheur. Je vous l'assure car moi-même j'ai bêtement et énormément ri au moment du montage. (Et couper, c'est une douleur évidente)
- En montant sur le pont, surprise! On a capté un nouveau couple en train de faire les photos de mariage. Et encore une série de surprises que j'ai aperçu qu'au moment du montage. Je crois maintenant qu'il y a vraiment du miracle, en tournant, des fois c'est les choses qui entrent dans le cadre et forme un élément d'histoire. Les réalisateurs, des fois c'est les grands magiciens. Notre cher Léon a même improvisé, sans parler un mot, une scène de "you jump, I jump" avec un homme de passage. A ce moment il faut vraiment faire des efforts pour que la caméra ne tremble pas. Et les passants que nous avons rencontrés sur le pont sont franchement admirables. Caméra, Léon, passants, paysages, c'est une co-opération, je vous l'assure.
- Post-tournage: j'ai fouillé pour trouver un logiciel que j'ai depuis l'an 2005 mais que je n'ai jamais utilisé. Pour faire un film. Waouh.
- Je suis partie du zéro et étais stressée pendant un quart d'heure car je ne comprenais pas comment couper et recoller pour retravailler les plans. Je me suis enfin laisser apprivoiser par le logiciel et ses divers fonctionnements qui demeurent insuffisants. Ensuite il a fallu y jeter du temps pour ajuster les visuels et le reste par seconde. C'est comme un travail de finition de broderie, comme la traduction aussi, en quelque sorte.
- Je crois avoir été inspirée, j'ai trouvé, dans un album qu'on m'a prêté il y a 4 ans, et que j'aime beaucoup, une chanson qui match exactement les scènes, mais par de raisons simples et complexes, on a renoncé à utiliser la chanson. On invente d'autres effets.
- Après une nuit blanche et deux nuits demi-blanches, voilà, le premier épisode est sorti. J'en suis heureuse. Très.


Qu'est-ce que ça vous donne? Rudimentaire, je sais, et quoi d'autres??





Le plus beau du quartier

(Interprétée par: la première chanteuse de la France)

Regardez-moi, Je suis le plus beau du quartier
J'suis l'bien aimé. Dès qu'on me voit
On se sent tout comme envouté
Comme charmé, hum
Lorsque j'arrive
Les femmes elles me frôlent de leurs
Regards penchés, Bien malgré moi, hé
Je suis le plus beau du quartier, hum, hum, hum

Est-ce mon visage
Ma peau si finement grainée
Mon air suave. Est-ce mon allure
Est-ce la grâce anglo-saxonne
De ma cambrure. Est-ce mon sourire
Ou bien l'élégance distinguée
De mes cachemires. Quoi qu'il en soit
C'est moi le plus beau du quartier, hum, mais

Mais prenez garde à ma beauté
A mon exquise ambiguïté
Je suis le roi, Du désirable
Et je suis l'indéshabillable
Observez-moi, hum, hum, hum
Observez-moi de haut en bas
Vous n'en verrez pas deux comme ça
J'suis l'favori, Le bel ami
De toutes ces dames
Et d'leurs maris. Regardez-moi

Regardez-moi, hum, hum
Je suis le plus beau du quartier
J'suis l'préféré. Mes belles victimes
Voudraient se pendre à mes lacets
Ca les abîme. Les bons messieurs, eux
Voudraient tellement m'déshabiller
Ca les obstine
Bien malgré moi, oui bien malgré moi
Je suis le plus beau du quartier, mais

Mais prenez garde à ma beauté
A mon exquise ambiguïté
Je suis le roi, Du désirable
Et je suis l'indéshabillable
Observez-moi, hum, hum, hum
Observez-moi de haut en bas
Vous n'en verrez pas deux comme ça
J'suis l'favori, Le p'tit chéri
De toutes ces dames, Et d'leurs maris
Aussi, oui




Libellé: Audio-Visuel, en bribes, post-it


26/10/2009

Miracle...?

Fête nationale, un point de recyclage ambulant.
Traduction-panneau:


chariot électrique          RECUPERATION     anciens billets RMB

télé couleur  (taille/prix)

climatiseur  (format-fenêtre/prix)
                  (split-système/ prix)
      frigo             80yuan- 400yuan
machine à laver  60yuan- 250yuan
un ensemble d'ordinateur  100yuan-1500yuan

recevoir aussi les chaffe-eau, micro-ondes, électro-ventilateur...
machine à coudre, ampli-stéréophonique, chaine stéréo, ancien bac d'élément, ancien mobile

Unité("dan-wei". ie: qui désigne une entité dans le service public) TOUS LES DECHETS

 

Au contre-champ de cette prise de photo est dressé un panneau où s'affichent des lignes d'anciens billets de RMB, bcp de Mao Ze Dong, autrement dit. Je dis je peux en prendre une photo? L'homme-propriétaire fut un peu angoissé et dit: ah non non non non non pas de photo.


***


Merci Cochonfucius de vos aides, tout de suite après avoir lu vos messages je suis allée réssayer et j'ai réussi à y connecter!! Au début il y a encore eu un "internal problem" lorsque j'ai cliqué sur "submit" mais là j'ai avancé jusqu'à l'étape du paiement. Encore une fois je suis obligée de suspendre la progression, car j'ai déjà rendu ma carte VISA française et que je n'ai pas encore fait une carte VISA chinoise pour faire un virement international. Je trouverai une carte pour payer ou j'irai me faire une carte VISA et tout sera réglé.

Prochaine fois si je n'arrive pas à connecter sur un truc important, je réclamerai et j'en écrirai un billet ici et ça va faire rouler les choses. J'en suis sûre. Dis-donc, suis-je gâtée?


***

Non. Il n'y a pas de miracle.

C'est le titre d'une installation lumineuse figurée dans le programme de la Nuit Blanche parisienne 2009 (parc des butte-chaumont, N.9) j'ai été d'autant plus frappée par cette phrase que l'auteur de cette oeuvre vient de l'Ecosse. Il parait que c'est un territoire en partie connu des fantasmes vivants où existe véritablement quelque chose de mystique. True or false?



Libellé: post-it





24/10/2009

L'illustration

Fête nationale. Dans le métro de Shanghai.



J'ai posté trop vite et ai oublié de mettre la photo. La voici.
Voir le texte en bas.

Don't mention it and never mind

Mon ordinateur ne fonctionne pas très bien ces jours, de temps en temps un problème de mauvais contact dans le fil m'empêche d'utiliser tranquillement le courant alternatif et mon battery mode dure toujours très peu de temps.

Mon ordinateur est-il tellement en panne qu'il ne me laisse pas voir les pages de l'ambassade et des consulats de France? Ce matin je me suis bien posée la question, car pour lire une info sur la projection des films début novembre sous le thème "20 ans après la chute du mur de Berlin", j'étais transférée vers la page de l'ambafrance-cn.org mais c'est "Connexions interrompues", j'ai essayé les pages des consulats, ou plutôt je testais ces pages et c'était toujours "Connexions interrompues". Quelques choses d'irrémédiables ont encore été commises? Ou juste un problème technique vraiment normal de réseau de connexion?

Début après-midi tout est de nouveau accessible. D'accord, c'est juste un problème technique vraiment normal de réseau de connexion.


***

J'ai reçu récemment un mél de l'administration de St Andrews pour me rappeler de ne pas oublier de follow the link to complete the online application form for the coming graduation ceremony, even if you wish to graduate in absentia. Ok très bien je vais le vite faire. Mais, à ma surprise, je n'arrivais pas à ouvrir la page de la online application!! Encore une découverte, impossible d'ouvrir la page d'accueil de l'université! (Mais au moment où j'écris ce billet, je peux déjà lire la page de l'université mais ne peux toujours pas ouvrir l'online application).

Je reporte le problème et on me dit que c'est du jamais entendu et que l'application ne se fait qu'en ligne. Que dieu me bénisse. Y a-t-il une solution?? ... Au pire, y a-t-il quelqu'un d'ailleurs...???

Ci-dessous la retranscription de ce que me dit Internet lorsque je clique sur le lien vers l'on-line application:


Échec de la connexion sécurisée
portal.st-andrews.ac.uk utilise un certificat de sécurité invalide.
Le certificat n'est pas sûr car l'autorité délivrant le certificat est inconnue.
(Code d'erreur : sec_error_unknown_issuer)


Illustrées d'un icone de police en plus, sympa. Je n'ai rien compris ce que veut dire ces lignes. Qui peut traduire??


***

- Heu... pour les groupes sociaux, tu peux utiliser Facebook.
- Pas d'accès en Chine...
- Twitter alors.
- Non plus!!
- (faint)...C'est provisoire !?
- Eh bien j'espère!!
- Mais youkou c'est bon quand même.
- Youtube? c'est rebouché il y a longtemps...
- Non, pas Youtube, Youku!!
- Ah Youku... Youku, si!! Ca c'est bon en Chine!!
- Très bien alors.








Libellé: in Fabula, Chine est-ce Chine, post-it

21/10/2009

Au travail



Fête nationale, station de métro à Shanghai



Du mois d'octobre jusqu'à la fin d'année (chinoise et pas tellement chinoise), ce sera pour moi le gros combat. Mon travail actuel est un peu difficile à décrire car c'est compliqué et il y a de temps en temps du changement.
C'est en général deux parties de missions, partie éditoriale et partie apprendre-et-savoir-tout-faire-sur-une-page-web pour notre site-web, plus la traduction, plus les etc.. Le projet est admirable en somme, et le tout est très très formateur et me permet de sortir des idées de la tête. J'en suis aussi très reconnaissante pour l'occasion.
C'est le marathon du cerveau qui durera des mois, et il faut que je me prépare avant que la veritable journée de comble ne commence. Je suis allée acheter de la noix et du sésame noir car la nutrition chinoise dit que manger de la noix revitalise le cerveau. Je bois aussi du lycium tous les jours car c'est bon pour l'oeil.
Mais j'ai encore cette mauvaise habitude d'abuser le temps lorsque je ne dors pas.
On dit qu'il convient que le travail et le goût se sépare. La passion pour telle ou telle chose (texte et image, pour mon cas) qu'on retrouve dans le travail entraîne les gens à s'épuiser et ce n'est pas bon pour la santé, pour la longétivité, que sais-je. C'est assez paradoxal car sans la passion pour ce que je travaille, je ne crois pas pouvoir longtemps me tenir.
Donc, encore une fois je suis prête à m'épuiser. Je pense au moment où j'entamais la rédaction de la première partie de mon mémoire. J'avais très peur de ne pas pouvoir finir la rédaction à temps, je travaillais dans un état hyper stressé, j'y suis parvenue à la fin. Et je crois que cette fois, de même, j'ai à m'y mettre à fond.

***


Je fais les aller-retour entre les bureaux. Ca me fait plaisir de découvrir la vie de bureau, et ça s'apprend, la vie de bureau.

C'est la première fois que j'ai eu l'occasion de travailler dans un milieu plutôt chinois, enfin... plutôt de rapprocher le milieu professionnel chinois. J'ai été très impressionnée par le fameux "rapport de production" dans la théorie de Marx appliquée dans le contexte chinois. L'espace de bureau est au vrai une mini-arena où la politique se joue constamment: qui dit que les Chinois ne s'intéresent pas à la politique. J'ai été étonnée d'apercevoir que la façon dont gérait, communiquait, contrôlait une rédactrice expériencée, qui ressemblait en quelque sorte à celle de la gouvernance à la chinoise. Autoritaire, ou plutôt le zèle pour le mythe de l'autorité et puis du pouvoir.Intéressant d'observer car on y voit un peu où se trouvent les problèmes.

Autoritaire, je crois bien connaître cela. A l'université pour préparer un petit trimensuel d'étudiants ou encore pour une soirée de fin d'année, les deux jeux sociaux de campus étant morts aujourd'hui, j'allais trop vite sans l'opinion des autres et je faisais les commandes speedy, toi tu vas faire ceci et toi cela, tu viens ici et toi là-bas, allez vite on n'a plus le temps!!! Un étudiant d'une année plus jeune que moi me disait plus tard, en rigolant, qu'à l'époque ils "avaient peur de moi". Ouh là, ça m'a sérieusement choqué et m'a fait un peu peur à moi-même.

C'est pour cela que je crois comprendre assez bien l'état d'esprit de cette rédactrice-là. Bien garder le pouvoir, imposer de près, contrôler, pour que les gens puissent sagement et correctement travailler. Mais non, bien garder le pouvoir, c'est aussi écouter les gens avant de prendre la décision, savoir les motiver et mobiliser, ordonner sans trop y imposer. Un peu de détente fait du bien à tout le monde car être chef, ce serait surtout tâche stressante et il ne faudrait avant tout pas se stresser.

Alors on se faisait des réunions, on se parlait un peu pour souffler le problème. Les choses se sont évoluées depuis un mois, avec fluctuations, vers le mieux et vers le plus ouvert, me semble-il. Ce qui est bien nécessaire vis-à-vis d'un travail collectif, quelque peu théâtral.

Pour ma part, j'apprends et dois apprendre par-dessus tout à communiquer ce qu'il y a dans ma tête sans me faire mal comprendre. Vraiment, les rares gens, chefs et pas chefs, qui parviennent à me comprendre sans trop de peine ni trop de paroles me sont très précieux. A constamment balancer les tâches, barbouiller sur le calendrier dessiné et redessiné, à ne pas se laisser compresser et à dire non mais attendez, ne pas se laisser craquer et laisser couler les bruits insignifiants. A se professionnaliser, en somme. C'est assez dur par moment mais ça m'amuse.

Bon, il me faut aller dormir. Et non je ne vais pas dire quelle heure il est. Il faut dormir quand même pour pouvoir cultiver le jardin. A propos, cet apprendre-et-savoir-tout-faire-sur-une-page-web est une mission ravissante. J'avais dit à personne que j'avais envie d'apprendre le web-design et multimedia après le Mundus, je crois? Je souhaite seulement que delphine-zhihong dong peut être vraiment divisée en trois pour tribler le travail.

Et puis comme je suis terrible je veux répéter le nom du jardin. Il s'appelle Pavillon France en Chine et c'est sous forme d'un blog et je sais qu'il n'est pas difficile de trouver son adresse.

L'important n'est pas que vous l'aimez ou pas aimer, mais que les textes et les clips à venir soient lus et soient compréhensibles. On ne peut juger qu'à la fin du projet si ça a de l'intérêt et combien c'est intéressant. Jusque là, certains journalistes chinois commencent à faire les extraits de certains textes. Ca me fait un drôle de sentiment: la gêne d'être copiée et la réjouissance et l'espérance d'être copiée et diffusée au plus grand nombre.








(nb: Merci Oncle Bernard et Xiao-bob de m'avoir fait découvrir les deux films que vous avez cités suite à mon billet sur la danse. Je suis particulièrement séduite par le film Le bal/Ballando Ballando: très joli nom en plus, j'irai absolument voir ce film si l'occasion me permettra)






Libellé: La Chineuse Chine, in Fabula, post-it