12/03/2008

De Love and Desire

Dans le cours de Love and Desire in the 20th French Literature de Prof Gifford que j’assiste, on passe de Giraudoux à Proust, de Proust à Duras. On passe d’un amour néo-catholique, basé sur l’humain-centrique et qui distingue Eros et Philia(l'affect, que le dieu Jupiter ne comprend pas), à un amour fou rempli d’illusion obstinée du genre Swanien, puis voilà l’amour-désir durassien qui a marqué la deuxième moitié du XXe Siècle et qui concerne directement mon mémoire. Deux livres permettent l’expérimentation de la contamination de l’esprit par l’eros durassien : La Maladie de la Mort, L’Homme Dans le Couloir.

J’ai lu le premier.C’est un livre tout petit et usagé. 60 pages. Dépôt légal : décembre 1983, la période où Duras s’est enfermée dans son oeuvre, où L’Amant a connu d’immenses succès. Sur la première page marque ceci : « L’EDITION ORIGINALE DE CET OUVRAGE A ETE TIREE SUR VELIN ARCHES A QUATRE-VINGT-DIX-NEUF EXEMPLAIRES NUMEROTES DE 1 A 99 PLUS SEPT EXEMPLAIRES HORS COMMERCE NUMEROTES DE HC I A HC VII. ».

C'est apparament un livre-tabou, qui dit à peu près ceci : Aimer, c’est incorporer la violence. C’est envie d’occuper, tendance de détruire, de tout détruire, de provoquer le désastre. Le désir.

Et le désir, c’est la mer. Ce serait plus que le fleuve, évoqué au début de l’Amant en tant que métaphore (?) du désir durassien. C’est évidement d’un goût plus amer.

La mer, c’est le va-et-vient, le toujour-là.

Non, ce n'est pas de l'amitié. Il faut en distinguer. L'amitié, par rapport à l'amour-désir, c'est être là au moment convenable et disparaître quand il le faut. J'ai compris ça assez tard.


***

Extraits:

(scène préconçue par Duras : un homme, une jeune fille, un lit avec du drap blanc, tout blanc.Le bruit de la mer au loin.)

...

Elle vous le dit : c’est ne jamais aimer. Jamais regarder une femme. Jamais avoir envie d’être au bord de tuer un amant, de le garder pour vous, pour vous seul, de le prendre, de le voler contre toutes les lois, contre tous les empires de la morale.
...

Elle se réveille. Elle vous regarde. Elle dit : La maladie vous gagne de plus en plus, elle a gagné vos yeux, votre voix.

Vous demandez : quelle maladie ?

Elle dit qu’elle ne sait pas encore le dire.(p.18)
...

Elle répond d’une voix encore endormie, presque inaudible : Parce que dès que vous m’avez parlé, j’ai vu que vous étiez atteint par la maladie de la mort. Pendant les premiers jours je n’ai pas su nommer cette maladie. Et puis ensuite j’ai pu le faire.

Vous lui demandez de répéter encore les mots. Elle le fait, elle répète les mots : la maladie de la mort.

Vous lui demandez comment elle le sait. Elle dit qu’elle sait. Elle dit qu’on le sait sans comment on le sait. (p.23-24)


--Marguerite Duras, La Maladie de la Mort, 1982, by LES EDITION DE MINUIT. 75006. Paris. Touts droits réservés pour tous pays.

10/03/2008

Les Accidents dans l’écriture et autres choses

"La littérature a-t-elle vraiment besoin d'un "recul" avec le monde présent? Si écrire, c'est regarder le monde de haut, comme si celui qui écrit était un juge ou un inspecteur ou quelqu'un qui ne serait pas capable de supporter le monde réel, autant faire autre chose: de la surveillance ou de la police. Ou apprendre vraiment à vivre. Le blog a de bons usages de transmission ou de communication aussi, mais ce qui est fort, c'est quand même de voir comment évolue, en temps réel, une sorte de polyphonie, et d'y prendre part, en êtant soi-même une voix de cette polyphonie. Là, on est bien dans la création, quelle que soit sa valeur littéraire par ailleurs. Mais on s'en fiche, de la valeur littéraire, c'est le problème des critiques."(Ben)


Le problème de critiques, je m’en fiche pas, c’est ce que j’apprends en ce moment et c’est ce que j’ai choisi de faire, j’ai envie de bien l’achever simplement, quoi qu’il m’arrive. L’auteur qui fait la littérature ne se ficherait pas non plus de la critique, il ferait constamment l’auto-critique dans son parcours d’écriture, et sans cette dernière il ne pourrait pas s’améliorer. S’il s’enfiche de la valeur qu’il peut porter dans cette pratique, ce serait pour moi assez problématique, voire catastrophique pour l’auteur lui-même, puisqu’il n’a pas de conscience de lui, ni de ce qu’il fait.

Si je dis que la « création littéraire » a besoin d’un recul, c’est justement pr permettre à l’auteur de prendre pleine conscience de ce qu’il entend faire de son écriture, il saurait au moins où est le point de départ, et éventuellement le sujet concerné, ou la direction, ou le sentiment à y contenir, etc. N’est-ce pas, toute écriture n’est pas de la littérature : l’écriture immédiate, je la fais par ex dans mon journal intime, c’est souvent l’épanchement fleuve, ça ne ferait même pas partie de la « narration ». Et c’est ce que j’évite dans mon blog, espace d’écriture publique que je distingue de celui d’un journal intime. D’autres cas d’écriture immédiate, ça peut être qqs-uns de mes commentaires, ou des choses que je postule comme expérimentation d’un moyen de transmission sans communication directe sur le Facebook. Je vois déjà que l’immédiat peut créer des effets véritablement inattendus, qui m’effarent bien et à travers lesquels je vois ma capacité de provoquer les malentendus et mon incapacité de prendre la mesure au moment convenable.

J’avoue que dans la réalité, des fois je me porte bien haut métaphysiquement, je l’avais bien dit l’année dernière. Mais quand on écrit, la bonne position pour moi est « in and out » du monde. Vivre le monde pr le connaître, en même temps en sortir pour bien le re-présenter avec méthode, éventuellement le prédire. C’est peut-être ça le dédoublement. Ce serait également ce qu’on dit « Da Yin Yu Chao »(« Grand ermitage est dans la Cour », une phrase du temps de Wei Jin et évoqué aussi dans un poème de Bai Ju-yi(Zhong Yin) : c’est dire qu’un bon esprit d’ermitage cerait de savoir garder la quiétude dans le tumulte des grandes capitales—oui, vous allez dire que c’est sorte de sage précaire, cela pour confronter au « petit ermitage » des daoistes qui s’isolent physiquement dans les champs, plus facile à s’y parvenir).

Je veux dire qu’il serait bon de distinguer les choses afin de les connaître vraiment et éventuellement en tirer profit. L’observation de celui qui écrit n’est pas de la surveillance car il n’a pas un objet précis à fouiller, c’est qch qui se présente devant lui et qui suscite qch en lui pour qu’ensuite il capte et imprime ce qch dans la tête. C’est n’est pas non plus la police car il s’y exige pas une intervention de forces. A part cela, je crois pas que je suis
qn qui aime prendre la methode de surveillance ou de la police, mon expérience perso de mini-administration dans ma vie d’étudiant en Chine me le dit. S’il y a qch qui ne va pas et que je crois devoir s’intervenir, je m’adresserai à l’interlocuteur concerné, c’est ça ma manière d’agir en général, dans la vie réelle. Apprendre à vivre, ca m’interesse comme interresse tout le monde, en effet. Et pr moi ce serait en vivant que l’on sait comment vivre, c'est apprendre dans l’expérience vécue et essayer d’éviter les fautes pareilles. Ca semble assez pragmatique.

Vous parlez de la « polyphonie », mais je crois que vous auriez dit « contrepoint », qui n’est qu’une partie de tout le méthode polyphonique. Là je crois qu’il est à distinguer le Tout et l’Ensemble (réf Deleuze, Pourparler). La polyphonie c’est le tout, l’espacement du temps, et non l’ensemble, « en même temps ». Par ailleurs, je crois pas que je m’éloigne de la polyphonie là, le silence pour moi fait aussi musique, non ? Je dirais même indispensable. Dans les séquences il y a « d’abord—ensuite », il y a aussi « en ce moment-au bout de ... temps », etc, sans cette démarche la partition deviendrait une équation. C’est pas ce que vous voulez entendre, je crois.

Enfin, vous voulez sans doute que je rassure qch? La seule chose que je peux vous rassurer, c’est que si le jour vient que je décide d’arrêter ce blog, je vous le préviendrai comme je parle de mes études, de mes déplacements, etc en tant que « nouvelles ». J’annonce ces choses avec le ton de la Moi dans la réalité et non celle qui écrit des choses littéralisées, entre les deux il y a quand même de la différence. Ne me frappez pas surtout, ce moi littéraire qui vous prend un peu la tête. Dans la réalité je m'en inquiète pas , puisque...et bien vous me connaissez pas, hihi.

03/03/2008

Déliquescence


Perdus, des mots
Viens écouter
Ce tumulte des flots :

Résonances continuelles
Des rondes pointées
A l’abrupt de la falaise.

Et,
Ramasser ce bonheur fulgurant
Des autres.





19/02/2008

La Vie Blanche(Nouvelle)

C'est une nouvelle que j'avais écrite en 3e année de licence à l'Université de Nankin, pour notre cours de l'Ecriture en français. C'était la première fois que je tentais "la littérature" comme il faut, en français, que je savais ce que ça ressemble un travail d'écrivain. Il y a pleines de fautes grammaticales, je pensais à le modifier peu à peu et le postuler plus tard. Mais je crois que je peux le faire maintenant juste comme ça.

C'est sur l'époque des années 30 à Shanghai. Comme conception de la nouvelle j'avais l'idée de travailler sur Ruan Lingyu, star cinématographique qui a marqué le cinéma muet de la Chine. Elle a été l'une des témoins de l'évolution du cinéma chinois du muet au parlé. Elle fut morte de suicide à cause des chiens-écrasés. Je voulais aussi que cet écrit soit une geste d'échange culturel, j'avais fait donc un peu la recherche sur les conditions de la vie d'alors. Mais je vois que bien des choses sont encore maladroitement composées et que les connecteurs du déroulement de l'histoire restent assez artificiels dans ce texte.

L'histoire en général est conçue à la base de la biographie des deux stars: Ruan Lingyu, et Zhou Xuan, chanteuse très réputée de l'époque qui avait elle aussi un mariage échoué. Ca réflète assez bien un aspect de la société de cette époque de Shanghai dreaming, une époque aussi extraodinaire qu'effroyable, bref, paradoxale, qui, avec l'effet magique du temps, ne laisse aujourd'hui qu'une mémoire des fragments splendides pour évoquer la nostalgie de ses descendents. "La vie est une qi-pao splendide, sur laquelle rampent pleins de poux."(生活是一袭华美的旗袍,上头爬满了虱子), cette phrase-signature de Zhang Ai-ling, auteur de la nouvelle "Lust-Caution" adapté en film, marque assez bien l'ambiance tragique qui enveloppe le Shanghai des 30s.

L'histoire de Ruan Lingyu m'a constamment marquée, mais l'époque s'est évoluée, je ne serais pas Ruan Lingyu, j'espère, et les femmes chinoises d'aujourd'hui aspirant à leur propre valeur et leur vie ne la deviendraient non plus, j'espère.


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Nouvelles

En ce moment je rattrape mon dossier sur "se perdre"de Rousseau dans son écriture autobiographique. Ce sujet me bloque curieusement. J'ai un autre dossier à faire pr la France et deux en anglais à faire pour le cours ici. J'ai un mémoire à finir avant la fin du mois de juin. Maintenant je crois avoir le réflexe pour la date limite de la remise du travail car je suis irrémédiablement en retard une fois sur l'autre, tant que je me doute souvent de ma capacité de recherche.

Les cours ont commencé une semaine et je profite des deux premières semaines pour découvrir l'enseignement du système britanique. Il y a bien des différences, surtout un trait souligné du pragmatisme. Un séminaire est un véritable séminaire et tout le monde doit bcp préparer, faire à l'avance la lecture obligatoire du livre ou des films, contribuer son point de vue pendant le cours. En revanche ils demandent moins d'effort pour la spéculation dans la lecture toute seule que pour le traitement des cas différents. Une étude du contexte est censée importante avant d'étudier le texte lui-même. Selon un étudiant français, c'est une manière plus abordable et intelligible sur le plan de la transmission de la connaissance. Le rythme de la vie s'accélère car on doit s'adapter à celui du séminaire et du travail concerné.

La résidence que je m'héberge est un lieu exceptionnel où je rencontre pleins d'amis intéressants en littérature, philosophie, relation internationale, les discussions ou les repas collectifs de vendredi dans la grande kitchen commune sont fascinants. Bref, lieu idéal pour faire the Cultural Identity Studies.

***

Je commence à me douter d'une possibilité d'un blog littéraire, car la littérature a besoin d'un écart/recul du temps et de l'espace avec le monde présent pour son bon fonctionnement. Si cette écriture se confond/se fait confondre avec le monde actuel pour devenir un discours sur le papier, elle pourrait à peine subsister et le résultat pourrait être catastrophyque.

Le blog a de très bons usages, mais peut-être pas pour la création littéraire mais pour la transmission et la communication sur la littérature, et visant à ces deux usages je serais plus à l'aise pour postuler des choses ici car ça prend moins de temps pour s'exiger le style, thème délicat d'ailleurs quand il s'agit du droit de l'auteur, et je travaillerai plus tranquillement sur ce qui est plus important en ce moment, ce qui fera du bien pour travailler sur d'autres projets plus tard.

Avec les cours de mon directeur local j'ai de nouveaux sujets à en parler, sur Giraudoux, par ex, que je ne connaissais pas avant: Amphytrion 38 pour un cours en licence 4 de "l'amour et le désir", "la guerre de Troie n'aura pas lieu" pour le séminaire d'interperception franco-allemande du cours de cultural identities. Jusque là j'ai changé mon point de vue auparavant sur ce que les cultural identites sont des codes clichés et je dois avouer qu'il est nécessaire voire indispensable à faire ces études avec les archives actualisées pour éviter la guerre, surtout à notre époque de mondialisation où les gens de différentes nationalités se croisent. La bénédiction de la paix est loin d'être arrivée.

12/02/2008

Feuille de route(ii)- La maladie de l’Avion

Je comprends qu’à part les fusées, l’avion est le moyen de transport idéal pour l’Humanité.
Mais je le déteste, bien que je suis obligée de le prendre.
Parce qu’à partir du moment de la réservation, jusqu’au moment où l’on sort de l’aeroport de la ville d’arrivée, c’est l’accumulation des particules de nervosité.

Il faut minutieusement calculer le volume de la valise et la disposition des choses, peser au moins trois fois pour trouver le poids marginal. Pour le reste, il faut apprendre à faire confiance à la poste.
S’ils permettent une limite de 20kg pr le bagage à enregistrer, il est conseillé d’apprendre à sortir dans un premier temps ce qui pèse le 21ième : j’en ai vu des professionnels pour faire cela au moment de l’enregistrement. Et ce 21ième kilo est pour la plupart du temps en papier.

Au passage de sécurité, le discret ne passe pas. Il faut enlever ce qu’il faut enlever, le manteau, par fois la ceinture, les chaussures. Il faut se débarrasser momentanément tout équipement de la civilisation humaine : les clés, le téléphone mobile, l’ordinateur.

--Comment ça ? Ils t’ont demandé d’enlever les chaussures ? C’est bizarre, je l’ai pas fait ! Tenon, le 1ier Mundus africain, s’étonna de me voir marcher vers lui, pieds nus, chaussures à main gauche, passport à main droite, manteau au bras.
--Mais ils n’ont pas tort, mes chaussures sont trop hautes, tu vois, jusqu’aux genoux. Je peux y cacher un poignard, moi, Mundus illégale expériencée. Toi tu peux pas le faire. T’auras mal aux pieds.

Finalement le décollage, avec du retard, ce qui est plutôt normal. J’ai eu alors un sentiment que je ne sais qualifier, celui de se voir quitter un pays, un continent, auxquels on s’attache, dans les lueurs crépusculaires. Le retour est sûr, peut-être dans quelques mois, peut-être dans quelques années, mais quand, et pour quelle raison ? Visiter ? Chercher ? Chercher et visiter ? Travailler ? Vivre ? Tranvailler et vivre ?
Ce sentiment ne s’appelle pas l’anxiété ou l’inquiétude ; ni la quiétude. Il s’appellerait l’a-quiétude imaginaire.

10/02/2008

Feuille de Route- byebye la France

-Vous avez dit le concert de jazz ?
- Viens, maintenant ou jamais! C’est génial !

J’allai donc rejoindre Cécile et ses deux collègues, Blandine et Christèle, dans un bar du quartier où les amis se rencontraient sans se prévenir, venant tous ce soir-là écouter ce concert de jazz d’un groupe à quatre.

Le concert avait commencé il y a bien un moment. Ce furent les quatres jeunes, dont l’amie d’enfance de Blandine qui elle-même chantait le classique. Ces chanteurs apprenaient à chanter dans une même institution et décidaient de faire un groupe, nommé ommm. Pendant leur concert, ils firent écouter une riche harmonie du jazz sans instrument, ils pratiquèrent la résonance du corps humain, composant de petits miracles à chaque moment : la première voix donna le ton, la deuxième alla la rejoindre, puis la troisième, la quatrième en basse mesurée, puis les quatre voix allèrent chacun dans leur sens, s’évoluant en faisant merveilleusement accord.

Je les regardais à deux pas près, j’admirais cette ambiance où l’on se trouvait à l’aise, où ces amateurs de la musique s’éprouvaient et se valorisaient. Ils m’ont évoqué la période d’une moi qui chantais : au collège avec une amie de la chorale, on s’amusait à chanter le ton élevé de the Heroes de Whitney Houston dans l’ascenseur pour trouver le meilleur effet sonore ; aux premiers jours du lycée, le chantonnement à voix nue durant les promenades silencieuses, avec sans doute la meilleure amie de ma vie, qui me disait qu’elle aimerait qu’un jour un chanteur vagabond l’emmènerait : plus tard, il y avait vraiment un gars qui chantait pour elle et deviendrait son premier amour.

Dans ces douces consonances, se réveilla alors un vieux rêve que j’avais fait il y a longtemps, au moment où je découvris qq bars avec leur groupe de chanteurs superbes, dans Mao Min Nan Lu rasé à Shanghai, au 4ième du Sheraton à Nankin. Un vieux rêve d’être serveuse, pour regarder et écouter les gens dans un bar où un groupe chante, ou, mieux, de chanter, non pas pr les concours mais pr le plaisir de soi et des autres.

Les derniers gestes des jeunes chanteurs m’ont affirmé que bien des choses sont abordables dans tout cela, et la mise-en-réalité d’un rêve ne paraît pas aussi dur que d’y croire : ils présentaient leur album dernièrement sorti, leur site, leurs amis qui les ont aidés, leur parcours. De l’argent pr le studio d’enregistrement, des mains-d’oeuvre pr le design, les photos, la gravure des discs, les promotions, la création d’un site internet...sera née ainsi leur oeuvre. Le rêve, l’éveil, le réveil, la mise-en-réalité. Une vie, c’est ça. Chacun son choix.

Puis tout le monde allai se causer à l’extérieur, fumait. Les amis se faisaient la connaissance ou se reconnaissaient, grâce au concert, se faisaient des bises, se rigolaient. Ici on se plaignait de qq « elles » qui draguaient audacieusement leur copain durant la soirée, mimant leurs gestes, là on draguait ou se laissait draguer. Tout le monde s’arrosait. Une gorgée pr toi? Oui, pouquoi pas, j’ai froid. On se refaisait des bises et on se dit byebye.

Voilà pour moi un très bon souvenir de la dernière soirée en France.
A bientôt la France.