"Défense de mouvoir". Station de métro à Shanghai. Fête nationale.
Delphine a eu un moment un peu facheux le week-end dernier. Delphine a eu un peu honte, elle a traduit mal, s'est crue être obsédée par quelque chose de bien sombre.
Delphine découvre ce que c'est qu'une chose heurtante. Apprend à boire l'obstacle. A avaler son mot.
Delphine a été bourrée. De jolis mots, elle l'a finalement compris, peuvent quelques fois tromper.
Permettez-moi:
Together ou To gather??
"with" ou wiz?
Et puis, c'est donne quoi, re-liable??
Hummm, ma foi, it's a question!
(nb: si vous comprenez pas ce que je suis en train de dire, c'est très normal. J'ai besoin d'un petit instant de délire, encore que c'est un peu tardif, et c'est bon pour la santé.)
Libellé: La Chineuse chine, post-it, Chine est-ce Chine
02/11/09
01/11/09
Première expérience de la réalisation
Une drôle d'installation de la rue lors de la Fête Nationale. C'aurait été une manifestation des gentils Cheng guan (les contrôleurs de la ville??) qui n'aiment pas trop leur travail.
Traduction des caractères chinois:
- sur la porte du chauffeur: Maintien de l'ordre du paysage de la rue du district Hongkou
- A côté sur le camion: marcher/rouler de manière civilisée, pédaler de manière civilisée garer de manière normale
- Sur la bande rouge: (pour) accueillir l'Expo Universelle (soyons) être civilisé défense du garage et de l'étalage en désordre
Tout commence tout par hasard. Tout continue à rouler comme par hasard.
J'ai eu cette occasion exceptionnelle d'expérimenter la réalisation audio-visuelle, et cela ne se fait pas que pendant une seule fois.
J'en suis crevée mais j'en suis tellement heureusement en même temps.
D'autant que tout ce processus et plein d'inattendus, d'où l'accomplissement de la composition des choses.
Voici une brève récap sur ce que nous avons eu pour ce premier tournage:
- première fois dans la rue de Nankin en fin de journée: Au début on a été pris pour les building salers. Bon sang. Puis tout se sont bien passé. En rentrant, non mais ça va pas, je bouge trop et ça tremble, les images. Alors on y reprend.
- deuxième fois dans la rue de Nankin un matin: cadrage, préparations, ok, camera! Deux secondes plus tard deux hommes sont entrés dans le cadre, dont un en uniforme de Cheng Guan, dit qu'il faut faire une demande (au Bureau de propriétaire de la rue) pour pouvoir tourner quoi que ce soit sur cette Rue. J'avoue que c'est un peu de notre faute, Léon était trop mignon ce jour-là et moi avait trop l'air étudiante en art visuel. il aurait fallu devenir plus cool et plus rapide.
- comment faire pour faire la réalisation? j'ai pensé au Pont Waibaidu, au fait, l'idée m'obsédait. Il était presque midi et on est allé vers là-bas avec un dernier espoir de la journée. Léon ne change plus dans un coin sans être vu mais il change devant le bâtiment du Consulat de la Russie entre deux voitures et en face de Astor Hotel. Pendant 2 secondes on était pris pour les terroristes mais le gardien qui nous a crié "qu'est-ce que vous foutez là?" nous a laissés faire en voyant notre rire. Léon c'est porte-bonheur. Je vous l'assure car moi-même j'ai bêtement et énormément ri au moment du montage. (Et couper, c'est une douleur évidente)
- En montant sur le pont, surprise! On a capté un nouveau couple en train de faire les photos de mariage. Et encore une série de surprises que j'ai aperçu qu'au moment du montage. Je crois maintenant qu'il y a vraiment du miracle, en tournant, des fois c'est les choses qui entrent dans le cadre et forme un élément d'histoire. Les réalisateurs, des fois c'est les grands magiciens. Notre cher Léon a même improvisé, sans parler un mot, une scène de "you jump, I jump" avec un homme de passage. A ce moment il faut vraiment faire des efforts pour que la caméra ne tremble pas. Et les passants que nous avons rencontrés sur le pont sont franchement admirables. Caméra, Léon, passants, paysages, c'est une co-opération, je vous l'assure.
- Post-tournage: j'ai fouillé pour trouver un logiciel que j'ai depuis l'an 2005 mais que je n'ai jamais utilisé. Pour faire un film. Waouh.
- Je suis partie du zéro et étais stressée pendant un quart d'heure car je ne comprenais pas comment couper et recoller pour retravailler les plans. Je me suis enfin laisser apprivoiser par le logiciel et ses divers fonctionnements qui demeurent insuffisants. Ensuite il a fallu y jeter du temps pour ajuster les visuels et le reste par seconde. C'est comme un travail de finition de broderie, comme la traduction aussi, en quelque sorte.
- Je crois avoir été inspirée, j'ai trouvé, dans un album qu'on m'a prêté il y a 4 ans, et que j'aime beaucoup, une chanson qui match exactement les scènes, mais par de raisons simples et complexes, on a renoncé à utiliser la chanson. On invente d'autres effets.
- Après une nuit blanche et deux nuits demi-blanches, voilà, le premier épisode est sorti. J'en suis heureuse. Très.
Qu'est-ce que ça vous donne? Rudimentaire, je sais, et quoi d'autres??
Traduction des caractères chinois:
- sur la porte du chauffeur: Maintien de l'ordre du paysage de la rue du district Hongkou
- A côté sur le camion: marcher/rouler de manière civilisée, pédaler de manière civilisée garer de manière normale
- Sur la bande rouge: (pour) accueillir l'Expo Universelle (soyons) être civilisé défense du garage et de l'étalage en désordre
Tout commence tout par hasard. Tout continue à rouler comme par hasard.
J'ai eu cette occasion exceptionnelle d'expérimenter la réalisation audio-visuelle, et cela ne se fait pas que pendant une seule fois.
J'en suis crevée mais j'en suis tellement heureusement en même temps.
D'autant que tout ce processus et plein d'inattendus, d'où l'accomplissement de la composition des choses.
Voici une brève récap sur ce que nous avons eu pour ce premier tournage:
- première fois dans la rue de Nankin en fin de journée: Au début on a été pris pour les building salers. Bon sang. Puis tout se sont bien passé. En rentrant, non mais ça va pas, je bouge trop et ça tremble, les images. Alors on y reprend.
- deuxième fois dans la rue de Nankin un matin: cadrage, préparations, ok, camera! Deux secondes plus tard deux hommes sont entrés dans le cadre, dont un en uniforme de Cheng Guan, dit qu'il faut faire une demande (au Bureau de propriétaire de la rue) pour pouvoir tourner quoi que ce soit sur cette Rue. J'avoue que c'est un peu de notre faute, Léon était trop mignon ce jour-là et moi avait trop l'air étudiante en art visuel. il aurait fallu devenir plus cool et plus rapide.
- comment faire pour faire la réalisation? j'ai pensé au Pont Waibaidu, au fait, l'idée m'obsédait. Il était presque midi et on est allé vers là-bas avec un dernier espoir de la journée. Léon ne change plus dans un coin sans être vu mais il change devant le bâtiment du Consulat de la Russie entre deux voitures et en face de Astor Hotel. Pendant 2 secondes on était pris pour les terroristes mais le gardien qui nous a crié "qu'est-ce que vous foutez là?" nous a laissés faire en voyant notre rire. Léon c'est porte-bonheur. Je vous l'assure car moi-même j'ai bêtement et énormément ri au moment du montage. (Et couper, c'est une douleur évidente)
- En montant sur le pont, surprise! On a capté un nouveau couple en train de faire les photos de mariage. Et encore une série de surprises que j'ai aperçu qu'au moment du montage. Je crois maintenant qu'il y a vraiment du miracle, en tournant, des fois c'est les choses qui entrent dans le cadre et forme un élément d'histoire. Les réalisateurs, des fois c'est les grands magiciens. Notre cher Léon a même improvisé, sans parler un mot, une scène de "you jump, I jump" avec un homme de passage. A ce moment il faut vraiment faire des efforts pour que la caméra ne tremble pas. Et les passants que nous avons rencontrés sur le pont sont franchement admirables. Caméra, Léon, passants, paysages, c'est une co-opération, je vous l'assure.
- Post-tournage: j'ai fouillé pour trouver un logiciel que j'ai depuis l'an 2005 mais que je n'ai jamais utilisé. Pour faire un film. Waouh.
- Je suis partie du zéro et étais stressée pendant un quart d'heure car je ne comprenais pas comment couper et recoller pour retravailler les plans. Je me suis enfin laisser apprivoiser par le logiciel et ses divers fonctionnements qui demeurent insuffisants. Ensuite il a fallu y jeter du temps pour ajuster les visuels et le reste par seconde. C'est comme un travail de finition de broderie, comme la traduction aussi, en quelque sorte.
- Je crois avoir été inspirée, j'ai trouvé, dans un album qu'on m'a prêté il y a 4 ans, et que j'aime beaucoup, une chanson qui match exactement les scènes, mais par de raisons simples et complexes, on a renoncé à utiliser la chanson. On invente d'autres effets.
- Après une nuit blanche et deux nuits demi-blanches, voilà, le premier épisode est sorti. J'en suis heureuse. Très.
Qu'est-ce que ça vous donne? Rudimentaire, je sais, et quoi d'autres??
Le plus beau du quartier
(Interprétée par: la première chanteuse de la France)
Source: cliquez ICI)
Regardez-moi, Je suis le plus beau du quartier
J'suis l'bien aimé. Dès qu'on me voit
On se sent tout comme envouté
Comme charmé, hum
Lorsque j'arrive
Les femmes elles me frôlent de leurs
Regards penchés, Bien malgré moi, hé
Je suis le plus beau du quartier, hum, hum, hum
Est-ce mon visage
Ma peau si finement grainée
Mon air suave. Est-ce mon allure
Est-ce la grâce anglo-saxonne
De ma cambrure. Est-ce mon sourire
Ou bien l'élégance distinguée
De mes cachemires. Quoi qu'il en soit
C'est moi le plus beau du quartier, hum, mais
Mais prenez garde à ma beauté
A mon exquise ambiguïté
Je suis le roi, Du désirable
Et je suis l'indéshabillable
Observez-moi, hum, hum, hum
Observez-moi de haut en bas
Vous n'en verrez pas deux comme ça
J'suis l'favori, Le bel ami
De toutes ces dames
Et d'leurs maris. Regardez-moi
Regardez-moi, hum, hum
Je suis le plus beau du quartier
J'suis l'préféré. Mes belles victimes
Voudraient se pendre à mes lacets
Ca les abîme. Les bons messieurs, eux
Voudraient tellement m'déshabiller
Ca les obstine
Bien malgré moi, oui bien malgré moi
Je suis le plus beau du quartier, mais
Mais prenez garde à ma beauté
A mon exquise ambiguïté
Je suis le roi, Du désirable
Et je suis l'indéshabillable
Observez-moi, hum, hum, hum
Observez-moi de haut en bas
Vous n'en verrez pas deux comme ça
J'suis l'favori, Le p'tit chéri
De toutes ces dames, Et d'leurs maris
Aussi, oui
Libellé: Audio-Visuel, en bribes, post-it
(Interprétée par: la première chanteuse de la France)
Source: cliquez ICI)
Regardez-moi, Je suis le plus beau du quartier
J'suis l'bien aimé. Dès qu'on me voit
On se sent tout comme envouté
Comme charmé, hum
Lorsque j'arrive
Les femmes elles me frôlent de leurs
Regards penchés, Bien malgré moi, hé
Je suis le plus beau du quartier, hum, hum, hum
Est-ce mon visage
Ma peau si finement grainée
Mon air suave. Est-ce mon allure
Est-ce la grâce anglo-saxonne
De ma cambrure. Est-ce mon sourire
Ou bien l'élégance distinguée
De mes cachemires. Quoi qu'il en soit
C'est moi le plus beau du quartier, hum, mais
Mais prenez garde à ma beauté
A mon exquise ambiguïté
Je suis le roi, Du désirable
Et je suis l'indéshabillable
Observez-moi, hum, hum, hum
Observez-moi de haut en bas
Vous n'en verrez pas deux comme ça
J'suis l'favori, Le bel ami
De toutes ces dames
Et d'leurs maris. Regardez-moi
Regardez-moi, hum, hum
Je suis le plus beau du quartier
J'suis l'préféré. Mes belles victimes
Voudraient se pendre à mes lacets
Ca les abîme. Les bons messieurs, eux
Voudraient tellement m'déshabiller
Ca les obstine
Bien malgré moi, oui bien malgré moi
Je suis le plus beau du quartier, mais
Mais prenez garde à ma beauté
A mon exquise ambiguïté
Je suis le roi, Du désirable
Et je suis l'indéshabillable
Observez-moi, hum, hum, hum
Observez-moi de haut en bas
Vous n'en verrez pas deux comme ça
J'suis l'favori, Le p'tit chéri
De toutes ces dames, Et d'leurs maris
Aussi, oui
Libellé: Audio-Visuel, en bribes, post-it
26/10/09
Miracle...?
Fête nationale, un point de recyclage ambulant.
Traduction-panneau:
Au contre-champ de cette prise de photo est dressé un panneau où s'affichent des lignes d'anciens billets de RMB, bcp de Mao Ze Dong, autrement dit. Je dis je peux en prendre une photo? L'homme-propriétaire fut un peu angoissé et dit: ah non non non non non pas de photo.
***
Merci Cochonfucius de vos aides, tout de suite après avoir lu vos messages je suis allée réssayer et j'ai réussi à y connecter!! Au début il y a encore eu un "internal problem" lorsque j'ai cliqué sur "submit" mais là j'ai avancé jusqu'à l'étape du paiement. Encore une fois je suis obligée de suspendre la progression, car j'ai déjà rendu ma carte VISA française et que je n'ai pas encore fait une carte VISA chinoise pour faire un virement international. Je trouverai une carte pour payer ou j'irai me faire une carte VISA et tout sera réglé.
Prochaine fois si je n'arrive pas à connecter sur un truc important, je réclamerai et j'en écrirai un billet ici et ça va faire rouler les choses. J'en suis sûre. Dis-donc, suis-je gâtée?
***
Non. Il n'y a pas de miracle.
C'est le titre d'une installation lumineuse figurée dans le programme de la Nuit Blanche parisienne 2009 (parc des butte-chaumont, N.9) j'ai été d'autant plus frappée par cette phrase que l'auteur de cette oeuvre vient de l'Ecosse. Il parait que c'est un territoire en partie connu des fantasmes vivants où existe véritablement quelque chose de mystique. True or false?
Libellé: post-it
Traduction-panneau:
chariot électrique RECUPERATION anciens billets RMB
télé couleur (taille/prix)
climatiseur (format-fenêtre/prix)
(split-système/ prix)
frigo 80yuan- 400yuan
machine à laver 60yuan- 250yuan
un ensemble d'ordinateur 100yuan-1500yuan
recevoir aussi les chaffe-eau, micro-ondes, électro-ventilateur...
machine à coudre, ampli-stéréophonique, chaine stéréo, ancien bac d'élément, ancien mobile
Unité("dan-wei". ie: qui désigne une entité dans le service public) TOUS LES DECHETS
télé couleur (taille/prix)
climatiseur (format-fenêtre/prix)
(split-système/ prix)
frigo 80yuan- 400yuan
machine à laver 60yuan- 250yuan
un ensemble d'ordinateur 100yuan-1500yuan
recevoir aussi les chaffe-eau, micro-ondes, électro-ventilateur...
machine à coudre, ampli-stéréophonique, chaine stéréo, ancien bac d'élément, ancien mobile
Unité("dan-wei". ie: qui désigne une entité dans le service public) TOUS LES DECHETS
Au contre-champ de cette prise de photo est dressé un panneau où s'affichent des lignes d'anciens billets de RMB, bcp de Mao Ze Dong, autrement dit. Je dis je peux en prendre une photo? L'homme-propriétaire fut un peu angoissé et dit: ah non non non non non pas de photo.
***
Merci Cochonfucius de vos aides, tout de suite après avoir lu vos messages je suis allée réssayer et j'ai réussi à y connecter!! Au début il y a encore eu un "internal problem" lorsque j'ai cliqué sur "submit" mais là j'ai avancé jusqu'à l'étape du paiement. Encore une fois je suis obligée de suspendre la progression, car j'ai déjà rendu ma carte VISA française et que je n'ai pas encore fait une carte VISA chinoise pour faire un virement international. Je trouverai une carte pour payer ou j'irai me faire une carte VISA et tout sera réglé.
Prochaine fois si je n'arrive pas à connecter sur un truc important, je réclamerai et j'en écrirai un billet ici et ça va faire rouler les choses. J'en suis sûre. Dis-donc, suis-je gâtée?
***
Non. Il n'y a pas de miracle.
C'est le titre d'une installation lumineuse figurée dans le programme de la Nuit Blanche parisienne 2009 (parc des butte-chaumont, N.9) j'ai été d'autant plus frappée par cette phrase que l'auteur de cette oeuvre vient de l'Ecosse. Il parait que c'est un territoire en partie connu des fantasmes vivants où existe véritablement quelque chose de mystique. True or false?
Libellé: post-it
24/10/09
Don't mention it and never - illustration
Fête nationale. Dans le métro de Shanghai.
J'ai posté trop vite et ai oublié de mettre la photo. La voici.
Voir le texte en bas.
J'ai posté trop vite et ai oublié de mettre la photo. La voici.
Voir le texte en bas.
Don't mention it and never mind
Mon ordinateur ne fonctionne pas très bien ces jours, de temps en temps un problème de mauvais contact dans le fil m'empêche d'utiliser tranquillement le courant alternatif et mon battery mode dure toujours très peu de temps.
Mon ordinateur est-il tellement en panne qu'il ne me laisse pas voir les pages de l'ambassade et des consulats de France? Ce matin je me suis bien posée la question, car pour lire une info sur la projection des films début novembre sous le thème "20 ans après la chute du mur de Berlin", j'étais transférée vers la page de l'ambafrance-cn.org mais c'est "Connexions interrompues", j'ai essayé les pages des consulats, ou plutôt je testais ces pages et c'était toujours "Connexions interrompues". Quelques choses d'irrémédiables ont encore été commises? Ou juste un problème technique vraiment normal de réseau de connexion?
Début après-midi tout est de nouveau accessible. D'accord, c'est juste un problème technique vraiment normal de réseau de connexion.
***
J'ai reçu récemment un mél de l'administration de St Andrews pour me rappeler de ne pas oublier de follow the link to complete the online application form for the coming graduation ceremony, even if you wish to graduate in absentia. Ok très bien je vais le vite faire. Mais, à ma surprise, je n'arrivais pas à ouvrir la page de la online application!! Encore une découverte, impossible d'ouvrir la page d'accueil de l'université! (Mais au moment où j'écris ce billet, je peux déjà lire la page de l'université mais ne peux toujours pas ouvrir l'online application).
Je reporte le problème et on me dit que c'est du jamais entendu et que l'application ne se fait qu'en ligne. Que dieu me bénisse. Y a-t-il une solution?? ... Au pire, y a-t-il quelqu'un d'ailleurs...???
Ci-dessous la retranscription de ce que me dit Internet lorsque je clique sur le lien vers l'on-line application:
Illustrées d'un icone de police en plus, sympa. Je n'ai rien compris ce que veut dire ces lignes. Qui peut traduire??
***
- Heu... pour les groupes sociaux, tu peux utiliser Facebook.
- Pas d'accès en Chine...
- Twitter alors.
- Non plus!!
- (faint)...C'est provisoire !?
- Eh bien j'espère!!
- Mais youkou c'est bon quand même.
- Youtube? c'est rebouché il y a longtemps...
- Non, pas Youtube, Youku!!
- Ah Youku... Youku, si!! Ca c'est bon en Chine!!
- Très bien alors.
-------------------------------------------
Mon ordinateur est-il tellement en panne qu'il ne me laisse pas voir les pages de l'ambassade et des consulats de France? Ce matin je me suis bien posée la question, car pour lire une info sur la projection des films début novembre sous le thème "20 ans après la chute du mur de Berlin", j'étais transférée vers la page de l'ambafrance-cn.org mais c'est "Connexions interrompues", j'ai essayé les pages des consulats, ou plutôt je testais ces pages et c'était toujours "Connexions interrompues". Quelques choses d'irrémédiables ont encore été commises? Ou juste un problème technique vraiment normal de réseau de connexion?
Début après-midi tout est de nouveau accessible. D'accord, c'est juste un problème technique vraiment normal de réseau de connexion.
***
J'ai reçu récemment un mél de l'administration de St Andrews pour me rappeler de ne pas oublier de follow the link to complete the online application form for the coming graduation ceremony, even if you wish to graduate in absentia. Ok très bien je vais le vite faire. Mais, à ma surprise, je n'arrivais pas à ouvrir la page de la online application!! Encore une découverte, impossible d'ouvrir la page d'accueil de l'université! (Mais au moment où j'écris ce billet, je peux déjà lire la page de l'université mais ne peux toujours pas ouvrir l'online application).
Je reporte le problème et on me dit que c'est du jamais entendu et que l'application ne se fait qu'en ligne. Que dieu me bénisse. Y a-t-il une solution?? ... Au pire, y a-t-il quelqu'un d'ailleurs...???
Ci-dessous la retranscription de ce que me dit Internet lorsque je clique sur le lien vers l'on-line application:
Échec de la connexion sécurisée
portal.st-andrews.ac.uk utilise un certificat de sécurité invalide.
Le certificat n'est pas sûr car l'autorité délivrant le certificat est inconnue.
(Code d'erreur : sec_error_unknown_issuer)
portal.st-andrews.ac.uk utilise un certificat de sécurité invalide.
Le certificat n'est pas sûr car l'autorité délivrant le certificat est inconnue.
(Code d'erreur : sec_error_unknown_issuer)
Illustrées d'un icone de police en plus, sympa. Je n'ai rien compris ce que veut dire ces lignes. Qui peut traduire??
***
- Heu... pour les groupes sociaux, tu peux utiliser Facebook.
- Pas d'accès en Chine...
- Twitter alors.
- Non plus!!
- (faint)...C'est provisoire !?
- Eh bien j'espère!!
- Mais youkou c'est bon quand même.
- Youtube? c'est rebouché il y a longtemps...
- Non, pas Youtube, Youku!!
- Ah Youku... Youku, si!! Ca c'est bon en Chine!!
- Très bien alors.
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Son Style
(interprétée par: Noir Désir)
(Source: cadeau audio d'Andréa)
La techno science sous un soleil radieux
Nous permet l'invention de mondes merveilleux
Cent mille raisons de tourner la page
Quand je pense que Suzy est reste la plage
Ouh, le bonheur est partout
Ca dborde mme, c'est fou
Ca va pas tre facile
De trouver son style
t'as bien compris, t'as vu, t'as bien suivi la trace
Comment tu peux tranquille loigner les menaces
Comment tu peux t'envoyer des princesses de l'espace
Seulement y'a des risques aussi
Faut pas trembler hlas
Ouh, le plaisir est nous
Y'en a pour tous les gots
Ca va pas tre facile
De trouver son style
J'suis innocent vous dis-je
C'est pas moi c'est ma soeur
Mme s'il y a plus vraiment
De machine vapeur
Quand on y est pour rien, qu'on y est pour personne
On peut toujours essayer
L'amour au tlphone
Dans une autre vie
Le lendemain matin
Je suis un phnomne, je suis un magicien
Un tuyau parcouru d'informations majeures
Mais y'a pas que des douceurs qui passent l'intrieur
Jour et nuit, je suis au parfum
J'ai la poule aux oeufs d'or dans mes draps de satin
C'est qu'au train o a va
J'fais pter la start-up
Et si a continue
Je vais gagner la cup
Ouh, le bonheur est partout
Ca dborde mme, c'est fou
Ca va pas tre facile
De trouver son style
(interprétée par: Noir Désir)
(Source: cadeau audio d'Andréa)
La techno science sous un soleil radieux
Nous permet l'invention de mondes merveilleux
Cent mille raisons de tourner la page
Quand je pense que Suzy est reste la plage
Ouh, le bonheur est partout
Ca dborde mme, c'est fou
Ca va pas tre facile
De trouver son style
t'as bien compris, t'as vu, t'as bien suivi la trace
Comment tu peux tranquille loigner les menaces
Comment tu peux t'envoyer des princesses de l'espace
Seulement y'a des risques aussi
Faut pas trembler hlas
Ouh, le plaisir est nous
Y'en a pour tous les gots
Ca va pas tre facile
De trouver son style
J'suis innocent vous dis-je
C'est pas moi c'est ma soeur
Mme s'il y a plus vraiment
De machine vapeur
Quand on y est pour rien, qu'on y est pour personne
On peut toujours essayer
L'amour au tlphone
Dans une autre vie
Le lendemain matin
Je suis un phnomne, je suis un magicien
Un tuyau parcouru d'informations majeures
Mais y'a pas que des douceurs qui passent l'intrieur
Jour et nuit, je suis au parfum
J'ai la poule aux oeufs d'or dans mes draps de satin
C'est qu'au train o a va
J'fais pter la start-up
Et si a continue
Je vais gagner la cup
Ouh, le bonheur est partout
Ca dborde mme, c'est fou
Ca va pas tre facile
De trouver son style
Libellé: in Fabula, Chine est-ce Chine, post-it
21/10/09
Au travail
Fête nationale, station de métro à Shanghai
Du mois d'octobre jusqu'à la fin d'année (chinoise et pas tellement chinoise), ce sera pour moi le gros combat. Mon travail actuel est un peu difficile à décrire car c'est compliqué et il y a de temps en temps du changement.
C'est en général deux parties de missions, partie éditoriale pour le magazine Amazing France Pavillon France de l'Expo Universelle (la version en ligne est toute en chinois) et partie apprendre-et-savoir-tout-faire-sur-une-page-web pour le site-blog du Pavillon France en Chine, plus la traduction. Le projet est admirable en somme, et le tout est très très formateur et me permet de sortir des idées de la tête. J'en suis aussi très reconnaissante pour l'occasion.
C'est le marathon du cerveau qui durera des mois et il faut que je me prépare avant que la veritable journée de comble ne commence. Je suis allée acheter de la noix et du sésame noir car la nutrition chinoise dit que manger de la noix revitalise le cerveau. Je bois aussi du lycium tous les jours car c'est bon pour l'oeil.
Mais j'ai encore cette mauvaise habitude d'abuser le temps lorsque je ne dors pas.
On dit qu'il convient que le travail et le goût se sépare. La passion pour telle ou telle chose (le texte et image, pour mon cas) qu'on retrouve dans le travail entraîne les gens à s'épuiser et ce n'est pas bon pour la santé, pour la longétivité, que sais-je. C'est assez paradoxal car sans la passion pour ce que je travaille, je ne crois pas pouvoir longtemps me tenir.
Donc, encore une fois je suis prête à m'épuiser. Je pense au moment où j'entamais la rédaction de la première partie de mon mémoire. J'avais très peur de ne pas pouvoir finir la rédaction à temps, je travaillais dans un état hyper stressé, j'y suis parvenue à la fin. Et je crois que cette fois, de même, j'ai à m'y mettre à fond.
***
Je fais les aller-retour entre deux bureaux. Bureau de rédaction et bureau de représentation. Ca me fait plaisir de découvrir la vie de bureau, et ça s'apprend, la vie de bureau.
C'est la première fois que j'ai eu l'occasion de travailler dans un milieu plutôt chinois, enfin... plutôt de rapprocher le milieu professionnel chinois. J'ai été très impressionnée par le fameux "rapport de production" dans la théorie de Marx appliquée dans le contexte chinois. L'espace de bureau est au vrai une mini-arena où la politique se joue constamment: qui dit que les Chinois ne s'intéresent pas à la politique. J'ai été étonnée d'apercevoir que la façon dont gérait, communiquait, contrôlait une rédactrice expériencée ressemblait beaucoup à celle de la gouvernance à la chinoise. Autoritaire, ou plutôt le zèle pour le mythe de l'autorité et puis du pouvoir.Intéressant d'observer car on y voit un peu où se trouve le problème de ce genre de gouvernance, et en quoi c'est psychologiquement désastreux pour qu'une équipe puisse rouler à long terme.
Autoritaire, je crois avoir été comme ça. A l'université pour préparer un petit trimensuel d'étudiants ou encore pour une soirée de fin d'année, les deux jeux sociaux de campus étant morts aujourd'hui, j'allais trop vite sans l'opinion des autres et je faisais les commandes speedy, toi tu vas faire ceci et toi cela, tu viens ici et toi là-bas, allez vite on n'a plus le temps!!! Un étudiant d'une année plus jeune que moi me disait plus tard, en rigolant, qu'à l'époque ils "avaient peur de moi". Ouh là, ça m'a sérieusement choqué et m'a fait un peu peur à moi-même.
C'est pour cela que je crois comprendre assez bien l'état d'esprit de la rédactrice en question. Bien garder le pouvoir, imposer de près, contrôler, pour que les gens puissent sagement et correctement travailler. Mais non, bien garder le pouvoir, c'est aussi écouter les gens avant de prendre la décision, savoir les motiver et mobiliser, ordonner sans trop y imposer. Un peu de détente fait du bien à tout le monde car être chef, c'est surtout tâche stressante et il ne faut avant tout pas se stresser.
Alors on se faisait des réunions, on se parlait un peu pour souffler le problème. Les choses se sont évoluées depuis un mois, avec fluctuations, vers le mieux et vers le plus ouvert, me semble-il. Ce qui est bien nécessaire vis-à-vis d'un travail collectif. Ce qui paraît, après tout, bien théâtral.
Pour ma part, j'apprends et à apprendre par-dessus tout à communiquer ce qu'il y a dans ma tête sans me faire mal comprendre. Vraiment, les rares gens, chefs et pas chefs, qui parviennent à me comprendre sans trop de peine ni trop de paroles me sont très précieux. A constamment balancer les tâches, barbouiller sur le calendrier dessiné et redessiné, à ne pas se laisser compresser et à dire non mais attendez, ne pas se laisser craquer et laisser couler les bruits insignifiants. A se professionnaliser, en somme. C'est assez dur par moment mais ça m'amuse.
Bon, il me faut aller dormir. Et non je ne vais pas dire quelle heure il est. Il faut dormir quand même pour pouvoir cultiver le jardin. A propos, cet apprendre-et-savoir-tout-faire-sur-une-page-web est une mission ravissante. J'avais dit à personne que j'avais envie d'apprendre le web-design et multimedia après le Mundus, je crois? Je souhaite seulement que delphine-zhihong dong peut être vraiment divisée en trois pour tribler le travail.
Et puis comme je suis terrible je veux répéter le nom du jardin. Il s'appelle Pavillon France en Chine et c'est sous forme d'un blog et ci-dessous son adresse :
http://www.pavillon-france.com.cn
L'important n'est pas que vous l'aimez ou pas aimez, mais que les textes et les clips à venir soient lus et soient compréhensibles. On ne peut juger qu'à la fin du projet si ça a de l'intérêt et combien c'est intéressant. Jusque là, certains journalistes chinois commencent à faire les extraits de certains textes. Ca me crée un drôle de sentiment: la gêne d'être copiée et la réjouissance et l'espérance d'être copiée et diffusée au plus grand nombre.
(nb: Merci Oncle Bernard et Xiao-bob de m'avoir fait découvrir les deux films que vous avez cités suite à mon billet sur la danse. Je suis particulièrement séduite par le film Le bal/Ballando Ballando: très joli nom en plus, j'irai absolument voir ce film si l'occasion me permettra)
Du mois d'octobre jusqu'à la fin d'année (chinoise et pas tellement chinoise), ce sera pour moi le gros combat. Mon travail actuel est un peu difficile à décrire car c'est compliqué et il y a de temps en temps du changement.
C'est en général deux parties de missions, partie éditoriale pour le magazine Amazing France Pavillon France de l'Expo Universelle (la version en ligne est toute en chinois) et partie apprendre-et-savoir-tout-faire-sur-une-page-web pour le site-blog du Pavillon France en Chine, plus la traduction. Le projet est admirable en somme, et le tout est très très formateur et me permet de sortir des idées de la tête. J'en suis aussi très reconnaissante pour l'occasion.
C'est le marathon du cerveau qui durera des mois et il faut que je me prépare avant que la veritable journée de comble ne commence. Je suis allée acheter de la noix et du sésame noir car la nutrition chinoise dit que manger de la noix revitalise le cerveau. Je bois aussi du lycium tous les jours car c'est bon pour l'oeil.
Mais j'ai encore cette mauvaise habitude d'abuser le temps lorsque je ne dors pas.
On dit qu'il convient que le travail et le goût se sépare. La passion pour telle ou telle chose (le texte et image, pour mon cas) qu'on retrouve dans le travail entraîne les gens à s'épuiser et ce n'est pas bon pour la santé, pour la longétivité, que sais-je. C'est assez paradoxal car sans la passion pour ce que je travaille, je ne crois pas pouvoir longtemps me tenir.
Donc, encore une fois je suis prête à m'épuiser. Je pense au moment où j'entamais la rédaction de la première partie de mon mémoire. J'avais très peur de ne pas pouvoir finir la rédaction à temps, je travaillais dans un état hyper stressé, j'y suis parvenue à la fin. Et je crois que cette fois, de même, j'ai à m'y mettre à fond.
***
Je fais les aller-retour entre deux bureaux. Bureau de rédaction et bureau de représentation. Ca me fait plaisir de découvrir la vie de bureau, et ça s'apprend, la vie de bureau.
C'est la première fois que j'ai eu l'occasion de travailler dans un milieu plutôt chinois, enfin... plutôt de rapprocher le milieu professionnel chinois. J'ai été très impressionnée par le fameux "rapport de production" dans la théorie de Marx appliquée dans le contexte chinois. L'espace de bureau est au vrai une mini-arena où la politique se joue constamment: qui dit que les Chinois ne s'intéresent pas à la politique. J'ai été étonnée d'apercevoir que la façon dont gérait, communiquait, contrôlait une rédactrice expériencée ressemblait beaucoup à celle de la gouvernance à la chinoise. Autoritaire, ou plutôt le zèle pour le mythe de l'autorité et puis du pouvoir.Intéressant d'observer car on y voit un peu où se trouve le problème de ce genre de gouvernance, et en quoi c'est psychologiquement désastreux pour qu'une équipe puisse rouler à long terme.
Autoritaire, je crois avoir été comme ça. A l'université pour préparer un petit trimensuel d'étudiants ou encore pour une soirée de fin d'année, les deux jeux sociaux de campus étant morts aujourd'hui, j'allais trop vite sans l'opinion des autres et je faisais les commandes speedy, toi tu vas faire ceci et toi cela, tu viens ici et toi là-bas, allez vite on n'a plus le temps!!! Un étudiant d'une année plus jeune que moi me disait plus tard, en rigolant, qu'à l'époque ils "avaient peur de moi". Ouh là, ça m'a sérieusement choqué et m'a fait un peu peur à moi-même.
C'est pour cela que je crois comprendre assez bien l'état d'esprit de la rédactrice en question. Bien garder le pouvoir, imposer de près, contrôler, pour que les gens puissent sagement et correctement travailler. Mais non, bien garder le pouvoir, c'est aussi écouter les gens avant de prendre la décision, savoir les motiver et mobiliser, ordonner sans trop y imposer. Un peu de détente fait du bien à tout le monde car être chef, c'est surtout tâche stressante et il ne faut avant tout pas se stresser.
Alors on se faisait des réunions, on se parlait un peu pour souffler le problème. Les choses se sont évoluées depuis un mois, avec fluctuations, vers le mieux et vers le plus ouvert, me semble-il. Ce qui est bien nécessaire vis-à-vis d'un travail collectif. Ce qui paraît, après tout, bien théâtral.
Pour ma part, j'apprends et à apprendre par-dessus tout à communiquer ce qu'il y a dans ma tête sans me faire mal comprendre. Vraiment, les rares gens, chefs et pas chefs, qui parviennent à me comprendre sans trop de peine ni trop de paroles me sont très précieux. A constamment balancer les tâches, barbouiller sur le calendrier dessiné et redessiné, à ne pas se laisser compresser et à dire non mais attendez, ne pas se laisser craquer et laisser couler les bruits insignifiants. A se professionnaliser, en somme. C'est assez dur par moment mais ça m'amuse.
Bon, il me faut aller dormir. Et non je ne vais pas dire quelle heure il est. Il faut dormir quand même pour pouvoir cultiver le jardin. A propos, cet apprendre-et-savoir-tout-faire-sur-une-page-web est une mission ravissante. J'avais dit à personne que j'avais envie d'apprendre le web-design et multimedia après le Mundus, je crois? Je souhaite seulement que delphine-zhihong dong peut être vraiment divisée en trois pour tribler le travail.
Et puis comme je suis terrible je veux répéter le nom du jardin. Il s'appelle Pavillon France en Chine et c'est sous forme d'un blog et ci-dessous son adresse :
http://www.pavillon-france.com.cn
L'important n'est pas que vous l'aimez ou pas aimez, mais que les textes et les clips à venir soient lus et soient compréhensibles. On ne peut juger qu'à la fin du projet si ça a de l'intérêt et combien c'est intéressant. Jusque là, certains journalistes chinois commencent à faire les extraits de certains textes. Ca me crée un drôle de sentiment: la gêne d'être copiée et la réjouissance et l'espérance d'être copiée et diffusée au plus grand nombre.
(nb: Merci Oncle Bernard et Xiao-bob de m'avoir fait découvrir les deux films que vous avez cités suite à mon billet sur la danse. Je suis particulièrement séduite par le film Le bal/Ballando Ballando: très joli nom en plus, j'irai absolument voir ce film si l'occasion me permettra)
Flo
C'est bien le nom que tu voulais
Toi qui ressembles à la marée
Sur les cailloux de St-Malo
Flo
Sous tes paupières ultra-marines
Parfois je lis ou je devine
La solitude des bâteaux
Pierre
T'es comme un rocher sur la lande
Tu ne bouges pas tu te demandes
Où peuvent bien aller les rivières
(Refrain) Chacun est fait comme il est
Chacun prend feu comme il peut
Mais sous le ciel immense
Tous les rochers du silence
Tous les oiseaux en partance
Se retrouvent parfois
Chacun est fait comme il est
Chacun prend feu comme il peut
Chacun va son chemin
Jusqu'à l'endroit du destin
Où se retrouvent les mains
Qui se quittaient déjà
Pierre
Quand mon voilier s'envole sur l'eau
J'ai l'impression d'être un oiseau
Mais j'ai le coeur sans illusion
Pierre
T'as l'nom d'un cailloux qui affleure
On pourrait naufrager le coeur
Danger pour la navigation
Flo
Même si la pluie te mouille parfois
Les vagues tournent autour de toi
C'est toi qui les mènes en bâteau
(au Refrain, x2)
Toi qui ressembles à la marée
Sur les cailloux de St-Malo
Flo
Sous tes paupières ultra-marines
Parfois je lis ou je devine
La solitude des bâteaux
Pierre
T'es comme un rocher sur la lande
Tu ne bouges pas tu te demandes
Où peuvent bien aller les rivières
(Refrain) Chacun est fait comme il est
Chacun prend feu comme il peut
Mais sous le ciel immense
Tous les rochers du silence
Tous les oiseaux en partance
Se retrouvent parfois
Chacun est fait comme il est
Chacun prend feu comme il peut
Chacun va son chemin
Jusqu'à l'endroit du destin
Où se retrouvent les mains
Qui se quittaient déjà
Pierre
Quand mon voilier s'envole sur l'eau
J'ai l'impression d'être un oiseau
Mais j'ai le coeur sans illusion
Pierre
T'as l'nom d'un cailloux qui affleure
On pourrait naufrager le coeur
Danger pour la navigation
Flo
Même si la pluie te mouille parfois
Les vagues tournent autour de toi
C'est toi qui les mènes en bâteau
(au Refrain, x2)
Libellé: La Chineuse Chine, in Fabula, post-it
Le billet raté: jouer au basket avec la bande de Xinjiang
Terrain du basket, le 4 octobre.
J'accuse... Encore une fois google a commis l'irrémédiable sur mon compte.
J'ai préparé depuis le 12 octobre un billet long intitulé "jouer au basket avec la bande de Xinjiang". J'ai rédigé dans le brouillon en ligne, j'étais sur les dernières lignes le soir du 19 octobre et là, je ne le trouve plus. Inutile d'en pleurer, alors je retrace le billet.
-------------------------------
C'était le 4 octobre. Mei m'a appelée : Dong, viens jouer au basket et puis allons à la piscine!
Mei est l'une de mes amies universitaires qui restent amies, l'une des membres de l'équipe féminine du basket.
Ca fait 3 ans qu'on ne s'est pas contactée. Je la croyais disparue au fait, retournée à Xinjiang, ou était en poste à Nankin.
Mais non. Lors de mon dernier retour à Nankin, dans un dîner avec les anciennes équipières, aujourd'hui devenues inspectrice, rédactrice, agente de commerce..., j'ai entendu de nouveau la voix de Mei, inchangée, qui dit à l'appareil, je suis à Shanghai, Dong!! On se voit!!
***
Lorsque j'ai revu Mei qui est venue me chercher, j'avais l'impression qu'on s'est quitté il y a juste deux jours. Ah, t'as pas changé! Mais toi non plus t'as pas changé...ô...que si, quand même un peu...
Le terrain de basket est à l'intérieur d'un quartier d'habitation haut de gamme, proche de la Tour de la Perle Orientale.
Mei a fait venir les amis pour qu'on puisse jouer en équipe. Ce sont tous les gens de Xin Jiang, alors que d'apparence, cela ne se distingue pas facilement. Ce sont ceux qui, après les études à Urümqi, sont venus à Shanghai tenter leurs chances et mènent aujourd'hui une vie bien à l'aise.
Une fois entrée sur le terrain, j'ai voulu jouer "comme avant", le trois contre trois, ou mieux, le cinq contre cinq. J'aime quand on marque un panier en équipe. J'aime aussi l'ovation qu'on nous donne à chaque fois qu'on fait une belle collaboration.
Tout ça me manque car le sport en équipe, c'est tout de même assez difficile lorsqu'on a quitté le campus.
***
A un instant on a joué "au terrain complet": courir du panier A au panier B du panier A au B.
Ce n'est pas tous les jours qu'on peut ainsi s'élancer dans l'air. Cet état m'est éloigné, mais tout était tellement vrai lorsque je courrais en pleine vitesse sur le terrain.
Je devenais une autre.
Le "terrain complet" a duré 15 minutes, à la fin je me dis, je n'étais pas aussi "vieillie" que j'avais imaginé car apparemment, je me tenais encore bien.
La réalité était ceci que le lendemain j'avais une crampe persistante au mollet.
***
Ensuite je suis allée à la piscine avec Mei. Les clubs de quartiers d'habitation fonctionnent comme ça, pour ceux qui n'ont pas la carte, le prix est hautement élevé. Piscine: 10yuan pour les membres, 8 fois plus cher pour les non-membres.
On s'est baigné un peu et puis Mei voulait aller à la petite chambre de sauna. C'est qch que je n'aime pas trop, le sauna, car les vapeurs réveillent la fatigue dont je me méfie tout le temps.
C'est dans la petite chambre remplie de vapeur qu'on a commencé à parler de l'intime. Ca va la vie à Shanghai ces jours? Mei savait ce que j'allais demander. Tu es au courant de ce qui s'est passé à Urümqi? Oui, bien entendu. L'émeute, comme on dit? Toujours l'histoire du désir de l'indépendance? Tu sais, les émeutiers, violence dans la rue, et ils forçaient les gens de les suivre, sinon ils tuent. Il y a eu de la mort parmi tes connaissances? J'ai appris qu'un ami de l'un des amis est mort. Ah.
Je dis, j'ai envie d'aller voir à Urümqi prochaine fois lorsque tu rentres. Mei a dit pas de problème, promis.
Sinon, tout va bien à Shanghai pour Mei, avec son copain français elle menait tranquillement sa vie.
L'ennui est que, comme elle est de l'éthnie de Kazak(hstan), elle devait normalement épouser un homme de la même éthnie. Pour cette relation qui franchit la frontière, sa mère est résolument contre et Mei n'a pas encore de solution.
Bah, tu vis de ton côté et avec ce bonheur que tu as, Mei, après, tu verras.
Et Mei pense de même.
***
C'est par pur hasard que je suis allée à la maison de la cousine de Mei qui s'est mariée récemment et qui habite le quartier. Je découvris l'apéro de Kazak, qui pour moi égale un festin: les fruits secs, le thé du lait, les fromages de brebis (super surper bon...), les salades des légumes... Tout était ramené de Xin Jiang, tout était bien aristocratique.
A la télé on regardait un vidéo du jour de mariage de la cousine. Il y avait un bal de noce et ca avait l'air très sympa. Personnellement, je trouve que le bal est l'une des meilleurs façons de fêter la noce, alors que la plupart des chinois ne font rien que de manger et de faire les plaisanterie pour produire du rire.
Je voyais alors Mei, habillée de robe noir, qui dansait d'abord toute seule puis avec une autre jeune femme, un peu à la folie. Elle devrait avoir trop bu le jour même. Et qu'en dirais-je? Cette Mei que je connais a toujours ce charme magnétique, et si un jour Mei ne dansait pas, j'aurais du mal à la reconnaître.
Devant la télé Mei a eu l'air timide. Mais ce n'était que passager et elle devrait être contente de ce moment de festivités. Après s'être vue danser, elle prit un luth de Xin Jiang et joua de la musique. Je n'ai jamais su que Mei savait jouer cet instrument. La musique était très belle et exotique.
***
Tout le monde est parti au restaurant de Xin Jiang, impossible de s'y échapper. L'endroit s'appelle 耶里夏丽(Ye-li-xia-li), qui signifie "The World". Curieux, non? Pourquoi je tombe une fois à l'autre sur ce terme.
L'ambiance a changé un peu, par rapport au moment du jeu sur le terrain. Les gens de Xin jiang parlaient entre eux en langue de Xinjiang, bla bla bla... De ne rien comprendre et d'entendre parler une langue comme le chant d'oiseaux, de temps en temps, ça n'a point de mal.
Par moment les gens laissent glisser quelques mots en mandarin, pour que je les entende, bien sûr. Le mandarin pour eux est un peu la première langue étrangère car ils l'apprennent qu'à partir de l'âge de 7 ans.
Un monsieur a voulu me raconter une blague, ça a fait rire tout le monde à table sauf le copain de Mei et moi. Mais j'ai saisi vaguement l'idée: un jeune homme de Kazak se fait arrêté par un agent de police parce qu'il est censé avoir volé un lingot d'or.
C'est une blague, ça??
Je crois avoir compris et avoir senti la méfiance des gens contre le pouvoir.
***
L'ambiance était un peu tendue pour un instant. C'était au sujet du mariage de l'éthnie. Il est vrai que, sur la table, tous ceux qui sont mariés sont de la même éthnie de Kazak. Mei s'est fait suggérer qu'elle devrait être sage et écouter sa mère et arrêter de faire n'importe quoi et à son gré. Mei critiquait assez ouvertement le cynisme de son entourage: il y a des gens de Xin Jiang qui profitent du confort ici, ne s'intéressent pas à ce qui se passent dans leur région et qui prétendent fiers de leur éthnie. Quelle drôle de supériorité éthnique et quelle idée de sang pur.
Pour être franc, le règlement du mariage de Kazak m'a fait sérieusement penser aux animaux domestiques: il faut que ça matches. Sorte d'exclusivité, compréhensible mais à s'en méfier, car il y a encore un mot tabou que ni Mei, ni son copain, ni moi n'a prononcé: le racisme.
La phrase est quand même ainsi dite:"c'est un peu comme les allemands, ça..." Je ne sais pas exactement ce que c'est, le racisme. Mais il me semble que toute exclusivité des éthnies, des races, n'est pas de l'échelle de "raciste". Par respect, il convient de ne pas mépriser les gens de d'autres races/nations, aussi par respect, il convient de ne pas imposer le chapeau du "raciste" sur la tête de ceux qui manifestent trop de zèle pour leur éthnie/nation.
***
Je me suis excusée et je suis sortie du restaurant avec Mei et son copain avant que le festin ne soit terminé. Ils sont très chaleureux, hein? me sourit Mei, t'y rentres avec moi, Dong, tu vas voir, là-bas c'est différent.
Au carrefour du quartier commercial de Xu Jia Hui, j'ai vu sur le passage aérien une grosse banderole sur laquelle s'écrit: "Vivement la solidarité du peuple de toutes les nations du pays! ("全国各族人民大团结万岁!") Dis-donc, le design urbain de la ville est pleine de créativité aujourd'hui.
Est-ce encore par coincidence que l'on repère cet endroit-là pour afficher cette banderole?
La journée a été très longue et vite passée.
----------------------------------
Libellé: La chineuse chine, Chine est-ce Chine
J'accuse... Encore une fois google a commis l'irrémédiable sur mon compte.
J'ai préparé depuis le 12 octobre un billet long intitulé "jouer au basket avec la bande de Xinjiang". J'ai rédigé dans le brouillon en ligne, j'étais sur les dernières lignes le soir du 19 octobre et là, je ne le trouve plus. Inutile d'en pleurer, alors je retrace le billet.
-------------------------------
C'était le 4 octobre. Mei m'a appelée : Dong, viens jouer au basket et puis allons à la piscine!
Mei est l'une de mes amies universitaires qui restent amies, l'une des membres de l'équipe féminine du basket.
Ca fait 3 ans qu'on ne s'est pas contactée. Je la croyais disparue au fait, retournée à Xinjiang, ou était en poste à Nankin.
Mais non. Lors de mon dernier retour à Nankin, dans un dîner avec les anciennes équipières, aujourd'hui devenues inspectrice, rédactrice, agente de commerce..., j'ai entendu de nouveau la voix de Mei, inchangée, qui dit à l'appareil, je suis à Shanghai, Dong!! On se voit!!
***
Lorsque j'ai revu Mei qui est venue me chercher, j'avais l'impression qu'on s'est quitté il y a juste deux jours. Ah, t'as pas changé! Mais toi non plus t'as pas changé...ô...que si, quand même un peu...
Le terrain de basket est à l'intérieur d'un quartier d'habitation haut de gamme, proche de la Tour de la Perle Orientale.
Mei a fait venir les amis pour qu'on puisse jouer en équipe. Ce sont tous les gens de Xin Jiang, alors que d'apparence, cela ne se distingue pas facilement. Ce sont ceux qui, après les études à Urümqi, sont venus à Shanghai tenter leurs chances et mènent aujourd'hui une vie bien à l'aise.
Une fois entrée sur le terrain, j'ai voulu jouer "comme avant", le trois contre trois, ou mieux, le cinq contre cinq. J'aime quand on marque un panier en équipe. J'aime aussi l'ovation qu'on nous donne à chaque fois qu'on fait une belle collaboration.
Tout ça me manque car le sport en équipe, c'est tout de même assez difficile lorsqu'on a quitté le campus.
***
A un instant on a joué "au terrain complet": courir du panier A au panier B du panier A au B.
Ce n'est pas tous les jours qu'on peut ainsi s'élancer dans l'air. Cet état m'est éloigné, mais tout était tellement vrai lorsque je courrais en pleine vitesse sur le terrain.
Je devenais une autre.
Le "terrain complet" a duré 15 minutes, à la fin je me dis, je n'étais pas aussi "vieillie" que j'avais imaginé car apparemment, je me tenais encore bien.
La réalité était ceci que le lendemain j'avais une crampe persistante au mollet.
***
Ensuite je suis allée à la piscine avec Mei. Les clubs de quartiers d'habitation fonctionnent comme ça, pour ceux qui n'ont pas la carte, le prix est hautement élevé. Piscine: 10yuan pour les membres, 8 fois plus cher pour les non-membres.
On s'est baigné un peu et puis Mei voulait aller à la petite chambre de sauna. C'est qch que je n'aime pas trop, le sauna, car les vapeurs réveillent la fatigue dont je me méfie tout le temps.
C'est dans la petite chambre remplie de vapeur qu'on a commencé à parler de l'intime. Ca va la vie à Shanghai ces jours? Mei savait ce que j'allais demander. Tu es au courant de ce qui s'est passé à Urümqi? Oui, bien entendu. L'émeute, comme on dit? Toujours l'histoire du désir de l'indépendance? Tu sais, les émeutiers, violence dans la rue, et ils forçaient les gens de les suivre, sinon ils tuent. Il y a eu de la mort parmi tes connaissances? J'ai appris qu'un ami de l'un des amis est mort. Ah.
Je dis, j'ai envie d'aller voir à Urümqi prochaine fois lorsque tu rentres. Mei a dit pas de problème, promis.
Sinon, tout va bien à Shanghai pour Mei, avec son copain français elle menait tranquillement sa vie.
L'ennui est que, comme elle est de l'éthnie de Kazak(hstan), elle devait normalement épouser un homme de la même éthnie. Pour cette relation qui franchit la frontière, sa mère est résolument contre et Mei n'a pas encore de solution.
Bah, tu vis de ton côté et avec ce bonheur que tu as, Mei, après, tu verras.
Et Mei pense de même.
***
C'est par pur hasard que je suis allée à la maison de la cousine de Mei qui s'est mariée récemment et qui habite le quartier. Je découvris l'apéro de Kazak, qui pour moi égale un festin: les fruits secs, le thé du lait, les fromages de brebis (super surper bon...), les salades des légumes... Tout était ramené de Xin Jiang, tout était bien aristocratique.
A la télé on regardait un vidéo du jour de mariage de la cousine. Il y avait un bal de noce et ca avait l'air très sympa. Personnellement, je trouve que le bal est l'une des meilleurs façons de fêter la noce, alors que la plupart des chinois ne font rien que de manger et de faire les plaisanterie pour produire du rire.
Je voyais alors Mei, habillée de robe noir, qui dansait d'abord toute seule puis avec une autre jeune femme, un peu à la folie. Elle devrait avoir trop bu le jour même. Et qu'en dirais-je? Cette Mei que je connais a toujours ce charme magnétique, et si un jour Mei ne dansait pas, j'aurais du mal à la reconnaître.
Devant la télé Mei a eu l'air timide. Mais ce n'était que passager et elle devrait être contente de ce moment de festivités. Après s'être vue danser, elle prit un luth de Xin Jiang et joua de la musique. Je n'ai jamais su que Mei savait jouer cet instrument. La musique était très belle et exotique.
***
Tout le monde est parti au restaurant de Xin Jiang, impossible de s'y échapper. L'endroit s'appelle 耶里夏丽(Ye-li-xia-li), qui signifie "The World". Curieux, non? Pourquoi je tombe une fois à l'autre sur ce terme.
L'ambiance a changé un peu, par rapport au moment du jeu sur le terrain. Les gens de Xin jiang parlaient entre eux en langue de Xinjiang, bla bla bla... De ne rien comprendre et d'entendre parler une langue comme le chant d'oiseaux, de temps en temps, ça n'a point de mal.
Par moment les gens laissent glisser quelques mots en mandarin, pour que je les entende, bien sûr. Le mandarin pour eux est un peu la première langue étrangère car ils l'apprennent qu'à partir de l'âge de 7 ans.
Un monsieur a voulu me raconter une blague, ça a fait rire tout le monde à table sauf le copain de Mei et moi. Mais j'ai saisi vaguement l'idée: un jeune homme de Kazak se fait arrêté par un agent de police parce qu'il est censé avoir volé un lingot d'or.
C'est une blague, ça??
Je crois avoir compris et avoir senti la méfiance des gens contre le pouvoir.
***
L'ambiance était un peu tendue pour un instant. C'était au sujet du mariage de l'éthnie. Il est vrai que, sur la table, tous ceux qui sont mariés sont de la même éthnie de Kazak. Mei s'est fait suggérer qu'elle devrait être sage et écouter sa mère et arrêter de faire n'importe quoi et à son gré. Mei critiquait assez ouvertement le cynisme de son entourage: il y a des gens de Xin Jiang qui profitent du confort ici, ne s'intéressent pas à ce qui se passent dans leur région et qui prétendent fiers de leur éthnie. Quelle drôle de supériorité éthnique et quelle idée de sang pur.
Pour être franc, le règlement du mariage de Kazak m'a fait sérieusement penser aux animaux domestiques: il faut que ça matches. Sorte d'exclusivité, compréhensible mais à s'en méfier, car il y a encore un mot tabou que ni Mei, ni son copain, ni moi n'a prononcé: le racisme.
La phrase est quand même ainsi dite:"c'est un peu comme les allemands, ça..." Je ne sais pas exactement ce que c'est, le racisme. Mais il me semble que toute exclusivité des éthnies, des races, n'est pas de l'échelle de "raciste". Par respect, il convient de ne pas mépriser les gens de d'autres races/nations, aussi par respect, il convient de ne pas imposer le chapeau du "raciste" sur la tête de ceux qui manifestent trop de zèle pour leur éthnie/nation.
***
Je me suis excusée et je suis sortie du restaurant avec Mei et son copain avant que le festin ne soit terminé. Ils sont très chaleureux, hein? me sourit Mei, t'y rentres avec moi, Dong, tu vas voir, là-bas c'est différent.
Au carrefour du quartier commercial de Xu Jia Hui, j'ai vu sur le passage aérien une grosse banderole sur laquelle s'écrit: "Vivement la solidarité du peuple de toutes les nations du pays! ("全国各族人民大团结万岁!") Dis-donc, le design urbain de la ville est pleine de créativité aujourd'hui.
Est-ce encore par coincidence que l'on repère cet endroit-là pour afficher cette banderole?
La journée a été très longue et vite passée.
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20 ans après
(interprétée par: Pierre Bachelet)
(Source: cliquer ICI)
Vingt ans après on a vieilli
On n'est plus né d'la dernière pluie
On a laissé un peu partout
Aux quatre vents des bouts de nous
Vingt ans après on a changé,
A peine
On est plus grands, on est toujours
De grands enfants au fond d'une cour
On a tant ri et tant souffert
Mais dans ce monde, qu'est-ce qu'on peut faire ?
Vingt ans après, y a d'autres joies,
D'autres peines
Où sont partis nos trains d'illusions ?
On est tout p'tit devant nos passions,
Pourquoi nos vies s'envolent-elles
Aussi vite ? Pourquoi ?
On a perdu quelques cheveux,
Gagné quelque chose dans les yeux
On a changé nos rêves un peu
On a appris à être heureux
Vingt ans après, qui du roseau,
Du chêne ?
Où sont partis nos trains d'illusions ?
On est tout p'tits devant nos passions,
Des jours d'hier et des jours à venir
Qui a raison ?
Elle a tourné la roue des saisons,
On a trouvé d'autres horizons,
Pourquoi nos vies s'envolent-elles
Aussi vite ? Pourquoi ?
Vingt ans après on a vieilli
On est plus né d'la dernière pluie
On a grandi par nos amours
On n'a pas vu passer les jours
Vingt ans après on a changé,
Quand même
On n'est plus né d'la dernière pluie
On a laissé un peu partout
Aux quatre vents des bouts de nous
Vingt ans après on a changé,
A peine
On est plus grands, on est toujours
De grands enfants au fond d'une cour
On a tant ri et tant souffert
Mais dans ce monde, qu'est-ce qu'on peut faire ?
Vingt ans après, y a d'autres joies,
D'autres peines
Où sont partis nos trains d'illusions ?
On est tout p'tit devant nos passions,
Pourquoi nos vies s'envolent-elles
Aussi vite ? Pourquoi ?
On a perdu quelques cheveux,
Gagné quelque chose dans les yeux
On a changé nos rêves un peu
On a appris à être heureux
Vingt ans après, qui du roseau,
Du chêne ?
Où sont partis nos trains d'illusions ?
On est tout p'tits devant nos passions,
Des jours d'hier et des jours à venir
Qui a raison ?
Elle a tourné la roue des saisons,
On a trouvé d'autres horizons,
Pourquoi nos vies s'envolent-elles
Aussi vite ? Pourquoi ?
Vingt ans après on a vieilli
On est plus né d'la dernière pluie
On a grandi par nos amours
On n'a pas vu passer les jours
Vingt ans après on a changé,
Quand même
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