22/09/2008

C'est fini et ça ne finira jamais

Ca y est. Trois mois de silence, d'angoisse, de démoralisation, d'auto-encouragement, de lecture des livres des films et des images, de blocage des idées, de déluge des idées, d'inspiration, d'écrire pour écrire. De dé-lire, de dépassement du délire, de peur, de peur de Duras et de moi-même, d'allégresse, du gai savoir. De détour, de retour, avant que tout s'évolue en se répétant.

Pour ce mémoire de fin d'études de 60 pages, j'ai écrit presque 100 pages. C'est de la folie, et il y a des moments, ce qu'on écrit nous échappe, nous déborde par fois, pour devenir un auto-oracle, un miroir; ou bien, des textes qui contiennent plein de sens que nous n'avions pas connu.

India Song. Je ne savais pas qu'il n'y avait pas que des histoires d'amour. "Le Vice-Consul est un roman politique, disait Duras". Croyez ou pas? Et India Song, en plus. Je ne sais pas si j'ai trop interprété cette oeuvre, j'ai l'impression que j'ai fait un paranoia-critique, pour dé-couvrir et pour a-percevoir sa valeur universelle et pour en développer un peu à ma façon. Mon titre:

La poétique d'India Song,
ou la composition d'un cosmos polymorphe
Mémoire-fin. A y revenir.

3 commentaires:

Cochonfucius a dit…

L'enthousiasme de Marguerite Duras pour son travail sur India Song se traduit par un touchant éloge du compositeur
Carlos d'Alessio, qui a fait la musique du film:

"j’ai vu qu’il venait du pays de partout, j’ai vu des frontières aplanies, des défenses disparues, la libre circulation des fleuves, de la musique, du désir (...) et (...) j’ai fait les images et les paroles en raison du blanc que je lui laissais pour sa musique à lui et je lui ai expliqué que ce film se passait dans un pays qui nous était inconnu, aussi bien à lui qu’à moi, les Indes coloniales, l’étendue crépusculaire, de lèpre et de faim des amants de Calcutta, et que nous devions les inventer tous les deux en entier. Nous l’avons fait.

Et de cette façon, la chose s’est faite".

J'aime cette façon de produire une oeuvre.

Io Kanaan a dit…

(ici le vrai lien pour
Carlos d'Alessio).

Delphine a dit…

Merci pour les liens. Je déposerai mon mémoire ici et je vous remercie par avance de vos commentaires:).Quant à India Song, ce serait plus que l'enthousiasme, c'est véritablement une sorte de folie et de débarrassement de ce qui risque toujour de hanter et l'auteur et le spectateur...