13/02/2007

A l’étranger

A partir du moment où le train traverse les Alpes et que l’annonce du train a changé de langue en italien, je me suis préparée à commuter ma nostalgie pour la France en une humeur fraîche à la découverte d’un nouveau monde.

Ce monde n’est pas comme ce que j’imaginais de lui, jusqu’à maintenant. Qui a dit que les hommes italiens sont vraiment et sincèrement TRES TRES beaux ??? Il y a plutôt un mélange de nations ; à part quelques visages typiquement méditerranéens (dont certains sont beaux, effectivement, surtout ceux des hommes ayant à peu près 30-50 ans , comme pas mal de serviteurs à Perpignan), il y a des visages qui sont pour moi plus ou moins étranges, visages autrichiens, slovéniques sans doute, sinon balkaniques, ou encore grec. Et, que les italiens sont de grands dragueurs ou pas, je ne pourrai le vérifier qu’à la fin du séjour. Souvent, l’identité imaginaire n’est pas une mauvaise chose, pourtant quand le public va la croire complètement, elle va se tourner immédiatement vers le cliché.

Chose plus importante : qui a dit que le français fera comprendre, qui ??? Même l’anglais ne marche pas souvent. Quand mon un poco d’italiano ne marche plus, j’essaie le français. Non ? alors l’anglais. Non plus ? Alors j’ai su prononcer un mot français en le transformant de façon italienne sans connaître moi-même ce que j’invente. Au moins ils sont de la même famille du latin, dont je fais confiance... Comme ça, ça marche un peu plus, avec pleins de gestes et de devinettes. Comme ça, le premier matin italien, étant la seule passagère dans le bus, j’ai discuté pendant 15 mins avec le conducteur qui vient de Sicile ; carte constamment à la main, j’ai continué mon habitude de demander le chemin dont les noms sont trop compliqués à retenir. De tels pt instants sont à m’encourager : tu vois, ça a marché, ton italien.

L’ouverture ou l’innocence des Italiens est aimable jusqu’à étonnante. Je dis de simples phrases pour souvent attendre une réponse longue, rapide, heureusement tjrs avec du geste, probablement à cause de mon parlé correcte. La vitesse de l’italien quotidien est terrible. Mais presque tous me parlent comme ça. En Chine, rare sont les Chinois qui vont parler à un étranger avec une vitesse normale, et ils vont jamais demander le chemin à un Occidental, par exemple. En France, tant à Perpignan qu’à la Rochelle, à Paris, à Lyon, j’ai eu quelqu’un qui me demande le chemin (j’en suis très contente d’ailleurs, même si je connaissais pas du tout la ville). Cela m’arrive maintenant en Italie, quand ce bon conducteur devrait me demander la Via ??? sans réfléchir. J’ai eu un choc de 2 secondes avant de lui répondre correctement, mi dispiace, non lo so...

Un peu incroyable pour moi, seul une distance de 5 6 heures du train, c’est tout un autre système. Celui de transport notamment(1 ticket valable en 75 mins, ticket non acheté dans le bus, les conducteurs ne disent pas bonjour/buongiorno), de l’emploi du temps aussi(pas de pt-déj, pose-midi 13H30 à 15H30, à midi, on est encore au cours). Une vie vraiment dolce avec bcp plus de pâtisserie que de boulangerie. Surtout je ne reconnais plus les noms des légumes et de l’épice que j’ai retenus dans les premiers jours à Perpignan. La courgette n’est plus courgette mais cetrioli, l’artichaut devenu carciofi. Pas comme en France, où j’étais à l’aise comme chez moi (sauf la fameuse histoire de carte-séjour) sans problème de communication, où je peux vite apprendre la vie locale. Seul maintenant puis-je comprendre pourquoi les Français à GE ont tjrs besoin d’interprètes même s’ils peuvent communiquer plus ou moins avec les collègues chinois, et ce sentiment d’être à l’Etranger peu communicable.

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